Congo : 12 000 enseignants communautaires réclament leurs arriérés et menacent de paralyser la rentrée
Privés de dix mois d'allocations, des milliers d'enseignants communautaires congolais exigent le versement partiel de leurs bourses et refusent le concours d'intégration. Ils brandissent la menace d'un blocage général des cours.
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Au Congo-Brazzaville, environ 12 000 enseignants communautaires exerçant sans statut de fonctionnaire montent au créneau pour exiger le paiement de leurs allocations en souffrance. Ces professionnels, qui soutiennent le système éducatif national sans être intégrés dans la fonction publique, réclament le versement effectif de leurs arriérés de bourses avant le coup d’envoi de la prochaine année scolaire.
La situation matérielle de ces agents demeure particulièrement critique avec un passif de dix mois d’arriérés de bourses accumulés et impayés par l’État congolais. Afin de garantir une rentrée scolaire apaisée et d’éviter des perturbations dans les établissements, les contestataires posent comme condition préalable le règlement d’au moins quatre mois de ces sommes dues avant tout retour devant les élèves.
Pour faire entendre leurs revendications, ces travailleurs de la craie ont organisé un rassemblement de protestation dans la capitale, Brazzaville. La mobilisation s’est tenue devant l’Institut national de recherches et d’actions pédagogiques (INRAP), sous l’égide de la Coalition des structures des enseignants communautaires du Congo (CSECC), entité regroupant les différentes coordinations du mouvement.
Au-delà du volet financier, les contestataires dénoncent les modalités de titularisation fixées par les autorités. Représentée notamment par Hermann Matondo, la CSECC rejette catégoriquement l’obligation de se soumettre à un concours pour intégrer la fonction publique, estimant que l’expérience accumulée sur le terrain depuis de nombreuses années justifie une intégration directe.
Une rentrée scolaire sous la menace d’un débrayage général
Face à l’absence de réponse des pouvoirs publics, le bras de fer risque de paralyser le calendrier académique officiel. Les enseignants communautaires préviennent qu’ils déclencheront une grève générale dès la rentrée des classes fixée au début du mois d’octobre 2026 si leurs revendications portant sur les bourses et le recrutement restent sans suite.



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