La Corée du Nord tire un missile balistique, Séoul convoque une réunion d’urgence
Pyongyang a procédé dimanche à un nouveau tir balistique depuis sa côte est. La présidence sud-coréenne a réuni en urgence ses responsables de sécurité, une semaine après une salve de missiles de courte portée.

SOMMAIRE
La Corée du Nord a tiré dimanche 20 septembre un missile balistique de courte portée vers la mer depuis la région de Wonsan, sur sa côte est, selon l’armée sud-coréenne. La présidence à Séoul a convoqué une réunion d’urgence de sécurité nationale après ce nouveau test.
Associated Press rapporte que le projectile a été lancé depuis Wonsan et a suivi une trajectoire vers les eaux à l’est de la péninsule. Reuters a également confirmé le tir en citant l’état-major interarmées sud-coréen, qui suivait encore les caractéristiques du missile au moment des premières annonces.
Le lancement intervient huit jours après une autre salve de missiles balistiques de courte portée tirés depuis la même zone. Ces projectiles avaient parcouru environ 250 kilomètres, selon les autorités sud-coréennes, après la fin d’un exercice militaire trilatéral mené par la Corée du Sud, les États-Unis et le Japon.
Pyongyang avait ensuite présenté cette salve comme un exercice de tir réel associant missiles, artillerie et drones. L’armée nord-coréenne avait affirmé vouloir tester une capacité de frappe coordonnée, tandis que Séoul maintenait un niveau de surveillance renforcé avec Washington et Tokyo.
Une séquence militaire qui se prolonge
Le nouveau tir intervient alors que Washington tente de rouvrir un canal diplomatique avec Kim Jong Un. Donald Trump a réduit certains exercices conjoints avec la Corée du Sud, mais Pyongyang a jusqu’ici rejeté l’idée que ce geste suffise à modifier ce qu’il qualifie de politique hostile américaine.
La Corée du Nord poursuit parallèlement la modernisation de ses forces. Début septembre, elle a mis en service un nouveau destroyer de 5 000 tonnes présenté par Kim Jong Un comme un bâtiment capable de participer à la stratégie de dissuasion nucléaire du pays.
Séoul, Washington et Tokyo continuent de partager leurs informations sur les lancements nord-coréens. Les autorités sud-coréennes n’avaient pas encore communiqué, dans les premières heures suivant le tir de dimanche, de données détaillées sur l’altitude, la distance parcourue ou le point de chute précis du projectile.



Commentaires