Indonésie : l’éruption du volcan Anak Krakatau paralyse l’aéroport de Jakarta et quatre autres pistes
Cinq aéroports du nord-ouest de Java, dont le hub international de Jakarta, ont interrompu leurs opérations dimanche 6 septembre après la détection de cendres volcaniques issues d’une nouvelle phase éruptive du volcan Anak Krakatau.

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Les autorités indonésiennes ont suspendu dimanche 6 septembre le trafic à l’aéroport international Soekarno-Hatta, principal hub aérien de Jakarta, après la détection de cendres volcaniques dans l’espace aérien de la capitale. En cause : une nouvelle phase éruptive du volcan Anak Krakatau, situé à plus de 150 kilomètres au sud-ouest de la ville, dans le détroit de la Sonde. Décidée par le ministère indonésien des Transports après un test confirmant la présence de cendres, la fermeture a été prolongée dans la journée jusqu’à 13H30 heure locale (06H30 GMT) et a entraîné l’annulation ou le report de dizaines de vols.
Quatre autres aéroports et aérodromes de l’île de Java ont également été fermés par précaution : Halim Perdanakusuma, à Jakarta même, Raden Inten II dans la province de Lampung, ainsi que les aérodromes de Budiarto, à Curug, et de Pondok Cabe. « Cinq aéroports ont donc été fermés. Nous continuons de surveiller le déplacement de ce nuage de cendres », a déclaré le directeur général de l’aviation civile au ministère des Transports, Lukman F. Laisa.
Une trentaine de vols avaient été perturbés dans un premier temps à Soekarno-Hatta, dont une quinzaine de liaisons internationales annulées et sept retardées, selon un premier bilan communiqué par les autorités aéroportuaires. La compagnie Singapore Airlines a notamment annulé deux vols et reporté deux autres liaisons avec Jakarta.
Le volcan Anak Krakatau, né dans les années 1930 des vestiges du Krakatoa après son éruption cataclysmique de 1883, est maintenu au niveau d’alerte III — le deuxième plus élevé sur l’échelle indonésienne à quatre niveaux — depuis le 2 juillet. L’agence géologique indonésienne a toutefois écarté tout risque de tsunami. « Sur la base des évaluations réalisées à ce jour, l’édifice reconstitué n’est pas jugé capable de s’effondrer à une échelle susceptible de déclencher un tsunami », a indiqué sa directrice, Lana Saria.
Une fermeture décidée après un test de détection
La procédure de fermeture a débuté dans la nuit de vendredi à samedi, après une première éruption accompagnée de fontaines de lave et de grondements audibles. Un test réalisé entre 00H35 et 01H05, heure locale, samedi avait confirmé la présence de cendres dans la zone aéroportuaire, entraînant une première suspension jusqu’à 05H30. Deux nouvelles éruptions enregistrées dimanche ont conduit les autorités à prolonger la fermeture jusqu’à 13H30.
L’agence météorologique indonésienne (BMKG) a mesuré des panaches de cendres culminant à environ 6 000 mètres d’altitude du côté de Java et jusqu’à 15 000 mètres du côté de Sumatra, de part et d’autre du détroit de la Sonde où se situe le volcan.
« La sécurité reste la priorité absolue dans chaque décision opérationnelle, y compris les ajustements d’horaires pris par les compagnies aériennes », a rappelé Lukman F. Laisa, précisant que la reprise complète des opérations à Soekarno-Hatta dépendra de l’évolution du nuage de cendres.



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