Proche-Orient: l’armée israélienne ordonne aux habitants d’une zone du sud du Liban d’évacuer
Tsahal accuse le Hezbollah d'avoir tiré deux drones contre ses soldats et ordonne l'évacuation d'un secteur d'Arab Salim avant de nouvelles frappes, dans un climat de tensions croissantes malgré le cessez-le-feu.


L’armée israélienne a ordonné, tôt dimanche 6 septembre 2026, l’évacuation immédiate des habitants d’une zone de la localité d’Arab Salim, dans le sud du Liban, avant de mener des frappes contre une installation qu’elle attribue au Hezbollah. L’ordre intervient après le tir, la veille, de deux drones du mouvement chiite pro-iranien contre des soldats israéliens déployés dans une zone que Tsahal a déclarée « zone de sécurité ».
Dans un message diffusé en arabe sur Telegram, accompagné d’une carte du périmètre à évacuer, l’armée israélienne a averti les habitants qu’ils se trouvaient « à proximité d’une installation appartenant à l’organisation terroriste Hezbollah », contre laquelle elle prévoit de « mener des opérations ». Elle affirme avoir riposté aux tirs de drones du Hezbollah et précise que cette attaque n’a fait aucun blessé parmi ses soldats. Tsahal a qualifié ces tirs de « violation flagrante » du cessez-le-feu conclu avec le mouvement chiite libanais.
Le Hezbollah n’avait pas réagi publiquement, dimanche matin, à ces accusations ni à l’ordre d’évacuation visant Arab Salim.
Ces échanges surviennent dans un climat de tensions croissantes entre les deux camps, malgré l’accord de cessez-le-feu censé encadrer leurs relations. Selon les autorités libanaises, les frappes israéliennes ont fait plus de 4 300 morts au Liban depuis la reprise des hostilités, début mars 2026. L’armée israélienne avait par ailleurs annoncé, la veille, samedi 5 septembre, avoir visé des installations qu’elle attribue au stockage d’armes du Hezbollah ; quatre personnes ont été tuées dans ces frappes, selon un bilan communiqué samedi.



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