Guinée : plus de 3 milliards $ pour 160 km de rail et un port
Un consortium chinois piloté par SPIC et Chinalco propose d’investir plus de 3 milliards de dollars dans un corridor ferroviaire et portuaire entre Santou et Cape Verga. L’ensemble est dimensionné pour évacuer jusqu’à 77 millions de tonnes de bauxite par an.

Un consortium chinois piloté par SPIC et Chinalco a présenté à Conakry un projet de plus de 3 milliards de dollars pour relier la zone minière de Santou à Cape Verga par environ 160 kilomètres de voie ferrée et un port en eau profonde. Le dispositif, détaillé le 17 septembre par la Primature guinéenne, vise une capacité d’évacuation de 77 millions de tonnes de bauxite par an.
Le terminal portuaire est conçu pour accueillir des navires d’une capacité pouvant atteindre 200 000 tonnes. Les promoteurs prévoient de construire simultanément la ligne ferroviaire et le port sur une période annoncée de 48 mois, avec au moins 10 000 emplois locaux attendus pendant les phases de construction et d’exploitation.
Le projet reste toutefois au stade des négociations. Le Premier ministre Amadou Oury Bah a annoncé la création d’une équipe gouvernementale multisectorielle, sous la coordination de la Primature, pour conduire les discussions avec le consortium. Les ministères des Mines, des Transports, de l’Environnement, des Infrastructures et de l’Énergie doivent participer à ce dispositif.
Selon la Primature, le corridor doit désenclaver plusieurs zones minières du centre-ouest du pays, renforcer le réseau national de transport et soutenir l’industrialisation des territoires traversés. Le gouvernement a accueilli favorablement la proposition, sans communiquer à ce stade de date de démarrage des travaux ni de montage financier détaillé.



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