Guinée : après 300 M$ dans la bauxite, Glencore discute d’alumine et d’énergie
La Guinée veut élargir son partenariat avec Glencore à l’alumine, à l’énergie et à d’autres investissements stratégiques, une semaine après un accord de préfinancement de plus de 300 millions de dollars sur la bauxite.

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La Guinée discute avec Glencore de nouveaux investissements dans le raffinage de l’alumine, l’énergie et d’autres secteurs stratégiques, a déclaré le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, après la conclusion d’un accord de plus de 300 millions de dollars dans la bauxite. L’objectif affiché par Conakry est d’aller au-delà de la seule commercialisation du minerai et d’attirer des capitaux vers davantage de transformation locale.
Le partenariat de départ a été signé le 7 septembre 2026 entre Glencore et Nimba Mining Company, société détenue à 100 % par l’État guinéen. Il prévoit un préfinancement supérieur à 300 millions de dollars et la commercialisation de 10 à 12 millions de tonnes de bauxite par an pendant cinq ans, soit un volume potentiel de 50 à 60 millions de tonnes sur la durée de l’accord.
Dans des déclarations rapportées lundi 14 septembre par Reuters, Bouna Sylla a indiqué que Glencore avait manifesté son intérêt pour développer ses activités en Guinée et que les autorités souhaitaient élargir la coopération à l’alumine, à l’énergie et à d’autres investissements jugés stratégiques. Glencore n’a pas annoncé, à ce stade, de nouveau projet chiffré au-delà de l’accord déjà conclu sur la bauxite.
Cette ouverture intervient alors que la Guinée cherche à capter une part plus importante de la valeur créée par son secteur minier. Premier producteur mondial de bauxite depuis 2023 selon Reuters, le pays reste très dépendant des exportations de minerai brut, dont plus de 70 % sont destinées à la Chine.
Un accord qui dépasse le seul débouché commercial
Le programme public Simandou 2040 présente l’accord avec Glencore comme un levier destiné à renforcer la commercialisation de la bauxite guinéenne tout en consolidant Nimba Mining Company comme acteur national du secteur. L’entreprise publique a repris une place centrale dans la stratégie minière de Conakry et vise également une montée en puissance dans la transformation des ressources.
La question de l’alumine est particulièrement sensible pour la Guinée. Les autorités poussent depuis plusieurs années les opérateurs miniers à investir dans des capacités de raffinage locales afin de réduire la dépendance à l’exportation de bauxite brute. Nimba Mining Company avait déjà fait savoir qu’elle souhaitait se diversifier dans l’alumine, l’or et d’autres métaux.
Le rapprochement avec Glencore s’inscrit aussi dans une stratégie de diversification des partenaires commerciaux et financiers de la Guinée. Le ministre des Mines a indiqué à Reuters que le pays souhaitait conserver des liens solides avec la Chine tout en développant davantage de relations avec le Moyen-Orient et d’autres investisseurs internationaux.
Glencore doit commercialiser entre 10 et 12 millions de tonnes de bauxite de Nimba Mining chaque année pendant cinq ans dans le cadre de l’accord signé le 7 septembre. Pour les autorités guinéennes, cette base commerciale doit désormais servir de point d’appui à de nouveaux investissements, sans qu’un calendrier ni un montant n’aient encore été annoncés pour les projets d’alumine ou d’énergie évoqués.



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