Guinée équatoriale : le financement de la Cemac gravement compromis par les défauts de paiement de ses États membres

La question financière au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) a de nouveau occupé l’attention des représentants régionaux en début de semaine. À Malabo, le Parlement communautaire a reçu le rapport général sur le fonctionnement pour l’année 2025, document dans lequel figurent des éléments chiffrés éclairant la situation budgétaire de l’institution.

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Faute de moyens, la Commission de la CEMAC suspend provisoirement ses activités
Faute de moyens, la Commission de la CEMAC suspend provisoirement ses activités
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Ce rapport reprend notamment une note interne datée du 5 février, qui, selon le contenu présenté, signalait l’impossibilité pour la Commission de poursuivre ses activités courantes en l’absence de liquidités suffisantes. Le constat posé dans ce document explique la décision de suspendre plusieurs opérations administratives et programmatiques jusqu’à nouvel ordre.

Les chiffres livrés au Parlement mettent en lumière un déséquilibre entre les ressources attendues et les dépenses engagées, révélant une contrainte de trésorerie suffisamment sévère pour affecter le fonctionnement normal des organes communautaires. Pour les autorités, il s’agit d’une alerte dont la portée dépasse la simple gestion quotidienne : elle interroge l’efficacité des mécanismes de financement de la CEMAC.

Si la suspension des activités concerne d’abord l’appareil administratif de la Commission, ses répercussions potentielles touchent l’ensemble des projets régionaux coordonnés par l’organisation, ainsi que la mise en œuvre de politiques communes. Les États membres, déjà confrontés à des défis économiques nationaux, risquent d’être sollicités pour trouver des solutions rapides.

Enjeux et pistes de sortie de crise

Face à cette impasse financière, plusieurs scénarios sont envisagés par les observateurs : réajustement des contributions des États membres, mobilisation d’aides extérieures, ou encore mise en place de réformes internes pour optimiser les dépenses. Chacune de ces options implique des discussions politiques et des arbitrages délicats entre solidarités régionales et contraintes budgétaires nationales.

Le rapport présenté à Malabo ouvre donc une période de réflexion et d’urgence. Les prochains jours seront déterminants pour savoir si des engagements rapides permettront de lever la suspension des activités ou si la CEMAC devra s’engager dans un plan de redressement plus structuré, avec les conséquences d’agenda et de priorités que cela entraîne.

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