GNL : la crise d’Ormuz renchérit les achats africains et soutient quelques exportateurs
Le choc provoqué fin février 2026 sur le détroit d’Ormuz a fait bondir les prix du gaz naturel liquéfié, avec des effets très contrastés entre pays importateurs et producteurs africains.


La crise déclenchée fin février 2026 autour du détroit d’Ormuz a retiré près d’un cinquième de l’offre mondiale de GNL, faisant grimper les prix en Europe et en Asie et plaçant l’Afrique dans une situation contrastée entre facture énergétique plus lourde et opportunités limitées pour certains exportateurs.
La U.S. Energy Information Administration a indiqué qu’au 24 avril 2026, les prix à terme du TTF européen avaient augmenté de 35 % par rapport à l’avant-crise, tandis que ceux du JKM asiatique progressaient de 51 %. Cette hausse a rapidement renchéri l’approvisionnement des pays africains dépendants des achats de gaz liquéfié.
L’Agence internationale de l’énergie précise qu’entre mars et juin 2026, la baisse des livraisons en provenance du Qatar et des Émirats arabes unis a été seulement partiellement compensée par une hausse de la production hors Golfe, y compris en Afrique. Le continent n’a donc pas absorbé le choc de manière homogène.
Reuters, s’appuyant sur des données de LSEG, a rapporté qu’en juin 2026 le JKM asiatique avait dépassé le TTF européen. Cet écart a favorisé la redirection de cargaisons vers l’Asie et alourdi la facture d’acheteurs africains comme l’Égypte sur le marché spot.
Au total, plusieurs pays importateurs africains subissent une hausse de leurs coûts énergétiques, tandis que quelques producteurs ou projets exportateurs profitent d’un marché plus tendu. L’AIE estime en outre que les livraisons du Qatar et des Émirats ne reviendront que progressivement entre juillet et octobre 2026, à des volumes encore inférieurs aux niveaux d’avant-crise au moment de son rapport.


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