CRIET: un revendeur de 30 ans jugé pour usurpation de titre de receveur des impôts
La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a examiné, le jeudi 2 juillet 2026 lors de son audience correctionnelle, le dossier d’un jeune revendeur de produits vivriers accusé d’escroquerie.

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Âgé de 30 ans, le prévenu s’est fait passer pour un receveur des impôts afin d’extorquer des fonds à plusieurs chefs d’entreprise et opérateurs économiques, sous la menace de faire fermer leurs établissements. Interpellé par la Brigade criminelle à la suite de nombreuses plaintes insistantes parvenues à la Direction générale des impôts (DGI), il avait été placé sous mandat de dépôt par le parquet spécial.
Selon la déposition du représentant de la DGI, le trentenaire s’était constitué un répertoire de numéros de téléphone ciblés pour exiger de l’aide financière aux usagers de l’administration fiscale.
Le prévenu plaide coupable à la barre
Appelé à la barre, le mis en cause a reconnu l’intégralité des faits d’escroquerie qui lui sont reprochés. Invité par la Cour à s’expliquer sur l’origine de ses contacts, il a affirmé avoir constitué son répertoire de cibles durant la dernière période électorale, sans toutefois fournir de détails supplémentaires.
Interrogé sur le montant total des sommes frauduleusement perçues, le faux receveur a déclaré n’avoir engrangé en tout et pour tout que la somme de 40 000 FCFA, récoltée par tranches de 5 000 et 10 000 FCFA auprès de ses victimes.
L’Agent judiciaire de l’État et un commissaire de police convoqués
À la suite des aveux du prévenu, le représentant de la DGI s’est constitué partie civile, affirmant que ces agissements ont gravement terni l’image de la structure, et a demandé au juge de trancher en faveur de l’institution. Une formulation rejetée par le président de céans : « Ça ne se passe pas comme ça ici. Vous devez dire ce que vous voulez », a répliqué le juge.
Afin de défendre rigoureusement les intérêts de la puissance publique, la Cour a décidé de convoquer l’Agent judiciaire de l’État (AJE). C’est au cours de cette étape que le président de la Cour a révélé l’identité de l’une des victimes ayant porté plainte : un commissaire de police actuellement en fonction dans une unité de Cotonou.
Le commissaire de police ainsi que l’Agent judiciaire de l’État sont attendus à la barre pour la prochaine audience, fixée au 27 août 2026.



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