CRIET: comparution de trois prévenus pour commercialisation présumée de riz avarié
Une affaire de commercialisation présumée de riz avarié et de blanchiment de capitaux a été examinée par la Chambre correctionnelle de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) le jeudi 27 août 2026.

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Les mis en cause dans cette affaire sont trois prévenus, dont deux femmes placées sous mandat de dépôt et un troisième comparant sans mandat de dépôt pour des faits présumés de mise en vente de produits contrefaits.
Selon les informations de Libre Express, les accusés ont comparu à la barre en plaidant non coupables des accusations portées contre eux.
Origine de l’affaire et investigations de la société plaignante
Le dossier trouve son origine dans une plainte déposée par une société béninoise spécialisée dans la commercialisation de riz.
Selon les déclarations du représentant de l’entreprise à l’audience, l’affaire a débuté courant décembre 2025 lorsque des clients ont commencé à annuler leurs commandes en invoquant la découverte du même produit à un prix inférieur ailleurs.
Alors que la société plaignante vendait le sac de riz à 14 500 francs CFA, les mises en cause le proposaient à 10 000 francs CFA.
Face à cette différence tarifaire, l’entreprise a mené ses propres vérifications en se faisant passer pour un client et en commandant 50 sacs de riz. Après paiement, les représentants ont été orientés vers un magasin pour la livraison, étape lors de laquelle ils se sont rendus sur les lieux accompagnés de la police pour interpeller deux femmes ainsi que le magasinier.
Selon l’entreprise rapportée par Libre Express, le produit saisi était salé et des analyses auraient révélé qu’il était avarié, s’avérant différent de celui commercialisé par la structure.
Demande de liberté provisoire et renvoi de l’audience
Au cours des débats, les avocats de la défense ont sollicité une mise en liberté provisoire pour leurs clients, mettant en avant l’état de grossesse de l’une des prévenues, jugé incompatible avec une détention carcérale.
Le ministère public a émis un avis favorable à cette demande au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant, tout en posant comme condition la consignation d’une somme d’un million de francs CFA.
La juridiction n’ayant pas immédiatement statué sur cette requête, l’affaire a été renvoyée pour permettre à la Chambre correctionnelle de trancher sur la demande formulée par la défense.



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