Kenya : environ 400 millions $ de la Banque mondiale attendus sous six semaines
Le Kenya devrait mobiliser environ 400 millions de dollars via le mécanisme d’urgence de la Banque mondiale, avec un décaissement attendu sous six semaines. Les fonds doivent aider Nairobi à absorber plusieurs chocs, des prix élevés de l’énergie aux risques sanitaires et climatiques.

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Le Kenya devrait recevoir environ 400 millions de dollars de financements d’urgence de la Banque mondiale dans les six prochaines semaines, alors que Nairobi cherche à renforcer ses marges de réponse face aux chocs énergétiques, sanitaires et climatiques. Le décaissement doit passer par la Rapid Response Option (RRO), un mécanisme qui permet de réaffecter rapidement des ressources déjà approuvées mais encore non utilisées.
Selon Reuters, qui cite jeudi 10 septembre une source au fait du dossier, le gouvernement kényan et la Banque mondiale finalisent un projet de réponse d’urgence destiné à préciser l’utilisation des fonds. L’enveloppe doit notamment soutenir la santé, l’agriculture, l’eau et la gestion des conséquences économiques de la hausse des prix de l’énergie.
Le besoin de financement avait d’abord été présenté dans le contexte de la flambée des coûts énergétiques liée à la guerre en Iran. Il a ensuite été élargi à d’autres risques, dont l’épidémie d’Ebola signalée dans la région et les perturbations attendues d’un épisode El Niño susceptible d’affecter les récoltes, les infrastructures et les ressources en eau.
Le montant d’environ 400 millions de dollars correspond à près de 52 milliards de shillings kényans. Dans son plan d’endettement pour l’exercice 2026/2027, le Trésor kényan avait déjà prévu de mobiliser cette somme à travers la RRO, aux côtés d’autres appuis de la Banque mondiale. Business Daily rapportait le 20 août que Nairobi devait encore préciser les dépenses d’urgence éligibles avant d’accéder à l’enveloppe.
Des ressources déjà engagées, réorientées en cas de crise
La Rapid Response Option ne fonctionne pas comme un nouveau prêt classique. D’après la Banque mondiale, elle permet à un pays client de réaffecter jusqu’à 10 % par an du solde non décaissé de son portefeuille de financements IBRD ou IDA pour répondre rapidement à une urgence. Les fonds peuvent notamment être déployés à travers un Contingent Emergency Response Project préparé en amont.
Dans le cas du Kenya, Reuters indique que l’allocation doit être prélevée sur les montants encore non décaissés d’un portefeuille de projets de la Banque mondiale évalué à environ 7 milliards de dollars. Les projets permettant cette réaffectation ont déjà reçu les validations nécessaires du conseil d’administration de l’institution, ce qui doit faciliter le transfert une fois le cadre d’intervention finalisé.
La mobilisation de cette enveloppe intervient alors que le Kenya cherche à diversifier ses sources de financement tout en contenant le coût du service de la dette. Le pays a également obtenu en juin un appui budgétaire de 750 millions de dollars de la Banque mondiale, destiné notamment à renforcer la gestion des finances publiques, la transparence et la protection sociale.



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