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Côte d’Ivoire : le gouvernement annonce 59 morts après les pluies diluviennes

Le gouvernement ivoirien a dressé, mercredi 1er juillet 2026, un lourd bilan des intempéries qui frappent le pays depuis le début de la saison des pluies. À l’issue du Conseil des ministres tenu à Abidjan, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a annoncé 59 décès liés aux pluies diluviennes et aux inondations.

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Pluie à Abidjan
Pluie à Abidjan
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Ce bilan intervient alors que la Côte d’Ivoire connaît une saison pluvieuse particulièrement meurtrière. Les fortes précipitations enregistrées ces dernières semaines ont provoqué des inondations, des glissements de terrain, des effondrements et d’importants dégâts matériels, notamment dans le district autonome d’Abidjan.

Selon Amadou Coulibaly, le Conseil des ministres a déploré un bilan humain « particulièrement élevé », alors que la saison des pluies n’est encore qu’à son début. Le gouvernement a exprimé sa compassion aux familles endeuillées et appelé les populations à respecter les consignes de sécurité édictées par les autorités.

Attécoubé, l’une des communes les plus touchées

Parmi les zones les plus affectées figure la commune d’Attécoubé, à Abidjan. Le porte-parole du gouvernement a indiqué qu’une vingtaine de décès y ont été enregistrés. Selon les explications données par l’exécutif, plusieurs victimes se trouvaient dans des zones déjà identifiées comme dangereuses et d’où des populations avaient été déplacées.

Le gouvernement affirme que certaines personnes étaient retournées sur des sites précédemment évacués, malgré les risques connus d’inondation ou d’éboulement. Cette situation remet au premier plan la question de l’occupation des zones à risque dans la capitale économique ivoirienne.

À Abidjan, de nombreux quartiers sont régulièrement exposés aux inondations pendant la saison des pluies. Les fortes précipitations fragilisent les habitations précaires, saturent les systèmes d’évacuation des eaux et provoquent des mouvements de terrain dans les zones vulnérables.

Le gouvernement appelle au respect des consignes

Face à ce nouveau drame, l’exécutif ivoirien insiste sur la nécessité de respecter les mesures de prévention. Amadou Coulibaly a rappelé que les populations vivant dans les zones identifiées comme dangereuses doivent quitter les lieux lorsque les autorités donnent des consignes d’évacuation.

Le gouvernement soutient qu’aucun décès n’a été enregistré dans certaines zones à risque où les habitants ont accepté de se déplacer ou de se reloger. Pour les autorités, ce constat montre que les mesures de prévention peuvent permettre de limiter les pertes en vies humaines lorsqu’elles sont suivies.

L’appel vise particulièrement les populations installées dans les bas-fonds, les flancs de ravins, les zones inondables et les sites exposés aux glissements de terrain. Ces espaces sont chaque année parmi les plus vulnérables lors des fortes pluies.

Des dégâts matériels importants

Au-delà du bilan humain, les intempéries ont causé de nombreux dégâts matériels. Des routes ont été submergées, des quartiers inondés, des habitations endommagées et des infrastructures touchées. Des chutes d’arbres, des effondrements de murs et des destructions partielles de bâtiments ont également été signalés.

Ces dégâts perturbent la circulation, l’accès aux habitations, les activités économiques et les opérations de secours. Dans certaines zones, les eaux stagnantes rendent aussi plus difficile le retour rapide à la normale.

Les autorités ivoiriennes sont régulièrement confrontées à ce type de situation pendant la saison des pluies. Chaque année, les inondations provoquent des pertes humaines et matérielles, en particulier dans les quartiers précaires ou densément peuplés.

Une problématique urbaine récurrente

La tragédie relance le débat sur l’urbanisation rapide d’Abidjan et l’occupation des espaces non adaptés à l’habitation. La croissance démographique de la capitale économique a entraîné l’extension de nombreux quartiers vers des zones exposées aux risques naturels.

Depuis plusieurs années, le gouvernement mène des opérations de déguerpissement dans certains secteurs jugés dangereux. Ces opérations sont souvent justifiées par la nécessité de prévenir les drames liés aux pluies. Mais elles suscitent aussi des tensions sociales, notamment lorsqu’elles concernent des ménages vulnérables qui peinent à trouver des solutions de relogement durables.

Le bilan annoncé mercredi montre que la question reste loin d’être réglée. Malgré les alertes, les interdictions et les évacuations, des populations continuent de vivre ou de revenir dans des zones menacées.

Une saison des pluies sous haute vigilance

Avec 59 morts déjà recensés, les autorités ivoiriennes redoutent une aggravation du bilan si les pluies se poursuivent avec la même intensité. Le gouvernement appelle donc à la prudence et demande aux populations de ne pas minimiser les alertes météorologiques.

Les services de secours, les autorités locales et les structures de protection civile sont appelés à maintenir la surveillance dans les secteurs sensibles. La prévention, l’évacuation des zones dangereuses et la sensibilisation des habitants apparaissent désormais comme des priorités immédiates.

Pour l’exécutif ivoirien, le drame actuel doit servir d’avertissement. La saison des pluies se poursuit, et les prochains épisodes pluvieux pourraient encore exposer des milliers de personnes si les consignes de sécurité ne sont pas respectées.

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