Centrafrique : 64 incidents ont affecté les humanitaires depuis janvier
OCHA a recensé 64 incidents touchant les travailleurs humanitaires entre janvier et juillet 2026 en Centrafrique, dont 11 au cours du seul mois de juillet.

SOMMAIRE

En République centrafricaine, 64 incidents ont affecté les travailleurs humanitaires entre janvier et juillet 2026, dont 11 en juillet, selon un aperçu publié le 12 août par le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA). L’insécurité continue ainsi de compliquer l’accès aux populations vulnérables.
Les faits recensés comprennent notamment des vols à main armée, des pillages, des agressions et des actes d’intimidation. En juillet, une attaque à main armée a blessé quatre membres du personnel humanitaire, tandis que plusieurs vols et agressions ont également été signalés.
Dans la localité de Gbazara, dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, environ 4 480 personnes déplacées arrivées le 22 avril vivaient encore dans des conditions difficiles au début d’août. Selon le rapport de situation d’OCHA du 11 août, elles n’avaient reçu aucune aide alimentaire depuis leur arrivée et l’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène restait insuffisant.
À l’échelle nationale, le plan de réponse humanitaire 2026 estime que 2,3 millions de personnes ont besoin d’aide, tandis que 1,3 million de personnes parmi les plus vulnérables sont ciblées par l’assistance. Le plan prévoit 264,1 millions de dollars pour financer les interventions prioritaires.
Un financement en forte hausse
Les données du Service de suivi financier d’OCHA consultées le 20 août indiquaient que le plan était financé à 77,6 %, avec environ 205 millions de dollars reçus. Ce niveau est nettement supérieur aux 54,3 millions de dollars, soit 20,6 %, enregistrés au 1er juin dans un rapport du secrétaire général de l’ONU.
Cette progression ne supprime pas les difficultés opérationnelles. L’insécurité, l’état des routes et les contraintes administratives continuent de limiter les déplacements des équipes dans plusieurs préfectures du nord et de l’est, notamment la Vakaga, la Haute-Kotto et le Haut-Mbomou.
Entre avril et août, plus de deux millions de Centrafricains ont également été confrontés à une insécurité alimentaire aiguë de niveau crise ou pire, selon l’analyse du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire. Parmi eux, environ 262 000 se trouvaient en situation d’urgence.
OCHA a relevé une diminution de 35 % des incidents signalés en juillet par rapport à juin. L’organisation estime toutefois que ce recul peut s’expliquer par la baisse des mouvements humanitaires pendant la saison des pluies plutôt que par une amélioration durable de la sécurité.


Commentaires