Canada : 27,6 milliards CAD de contre-tarifs entrent en vigueur, Trump vise Bombardier
Les contre-tarifs du Canada sur 27,6 milliards de dollars canadiens d’importations américaines prennent effet ce mardi 8 septembre, au moment où Donald Trump menace Bombardier d’exclusion du marché américain si l’avionneur ne produit pas aux États-Unis.


Les contre-tarifs du Canada sont entrés en vigueur mardi 8 septembre 2026 sur 27,6 milliards de dollars canadiens d’importations américaines, avec des taux de 15 %, 25 % et 50 %. La mesure intervient au lendemain d’une nouvelle menace de Donald Trump contre Bombardier, que le président américain dit vouloir empêcher de vendre ses avions aux États-Unis tant que le constructeur ne produit pas sur le sol américain.
Ottawa applique des surtaxes « dollar pour dollar » en réponse aux droits américains imposés le 22 août. Les produits concernés couvrent notamment l’acier, les produits laitiers, les appareils électroménagers, le matériel agricole, les pâtes et papiers ainsi que l’électronique. Le montant canadien correspond à environ 20 milliards de dollars américains.
Le gouvernement canadien accompagne ces mesures d’un paquet de soutien de 7,5 milliards de dollars canadiens pour les travailleurs et les entreprises touchés par la confrontation commerciale. Il comprend notamment des aides de liquidité, des fonds de diversification et des mesures destinées aux salariés et employeurs exposés aux nouveaux tarifs.
La veille, Donald Trump a durci la pression sur Bombardier. Dans un message publié sur Truth Social, il a affirmé que le constructeur canadien ne devait plus vendre aux États-Unis s’il ne commençait pas à y fabriquer ses appareils. Aucune décision réglementaire détaillant la mise en œuvre d’une telle interdiction n’avait toutefois été annoncée dans l’immédiat.
Cette nouvelle sortie prolonge une série de menaces contre l’industrie canadienne. Fin août, le président américain avait déjà annoncé son intention de porter à 50 % certains droits visant les véhicules, les pièces automobiles et l’acier canadiens à partir de 2027.
Le Canada avait annoncé ses contre-mesures après l’échec de négociations commerciales avec Washington et l’entrée en vigueur des nouveaux droits américains. Ottawa dit vouloir protéger ses producteurs en appliquant aux marchandises américaines des taux correspondant à ceux imposés par les États-Unis aux produits canadiens visés.
Bombardier dispose déjà d’une présence industrielle et commerciale importante aux États-Unis, où l’entreprise emploie plusieurs milliers de personnes et travaille avec de nombreux fournisseurs. Le groupe n’avait pas immédiatement répondu à la nouvelle menace présidentielle rapportée lundi par Reuters.



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