Droits de douane: Donald Trump dit que les voitures produites au Canada seront taxées à 50% en 2027
Le président américain a annoncé une hausse à 50 % des taxes sur les voitures, pièces automobiles et l’acier canadiens à compter de janvier 2027, après l’échec des négociations commerciales entre Washington et Ottawa.
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Le président américain Donald Trump a annoncé, lundi 24 août 2026, que les voitures, camions et pièces détachées automobiles ainsi que l’acier en provenance du Canada seront taxés à 50 % à partir du 1er janvier 2027, dans le prolongement du bras de fer commercial engagé entre les deux pays.
Sur son réseau Truth Social, le président américain a accusé le Canada de « dépouiller les États-Unis d’Amérique depuis des années » et affirmé que « toutes les voitures, les camions, grands et petits, les pièces détachées automobiles et l’acier verront leurs taxes augmentées à 50 % » à compter de cette date.
Cette annonce intervient après l’échec, vendredi 21 août, des négociations commerciales entre Washington et Ottawa. Les deux parties se sont mutuellement rejeté la responsabilité de cette rupture, selon plusieurs médias nord-américains.
D’après des relevés cités par la presse américaine, l’acier canadien entrant aux États-Unis était déjà soumis à un droit de douane pouvant atteindre 50 %, tandis que les pièces détachées automobiles, jusque-là épargnées, seront pour la première fois concernées par une taxe équivalente. Des surtaxes de 50 % frappent par ailleurs déjà d’autres produits canadiens depuis samedi 22 août.
Un bras de fer commercial qui s’intensifie
Les échanges commerciaux de biens et de services entre les deux pays ont atteint 872,3 milliards de dollars en 2025, en repli de 4,6 % sur un an. Le Canada exporte plus des trois quarts de ses biens vers les États-Unis et y importe près de la moitié des siens, ce qui rend son économie particulièrement exposée à ces mesures.
« Sur le commerce… ils font partie des pires nations au monde avec lesquelles traiter (…) NOUS N’AVONS PAS BESOIN DU CANADA, C’EST EUX QUI ONT BESOIN DE NOUS ! », a également écrit Donald Trump, ajoutant que les entreprises qui produiraient aux États-Unis ne seraient soumises à « aucun droit de douane ».
Silence côté canadien
Aucune réaction officielle du gouvernement canadien n’avait été enregistrée dans l’immédiat, les autorités n’ayant pas répondu aux sollicitations des médias américains. Les grands constructeurs automobiles, dont l’industrie est fortement intégrée entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, n’avaient pas non plus réagi publiquement à l’annonce.


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