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Burundi : mort du ministre Gabby Bugaga, des doutes autour de la version officielle

Au Burundi, le corps de Gabby Bugaga, qui occupait le portefeuille de la Communication et des Médias, a été découvert aux premières heures du jeudi 16 avril 2026, à une dizaine de kilomètres au nord de Bujumbura, dans la palmeraie de Kivoga. Le lieu où il a été retrouvé se situe sur une voie rarement fréquentée après la tombée de la nuit.

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Burundi: de nombreuses questions autour de la mort de Gabby Bugaga, ministre de la Communication
<span>Vue sur Bujumbura, la capitale du Burundi, le 7 mai 2025. C'est au bord d'une route, à 10 kilomètres au nord de la ville, que le corps sans vie du ministre de la Communication, Gabby Bugaga, a été retrouvé à bord d'un véhicule.</span> <span>AFP - LUIS TATO</span>
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Des photographies circulant sur les réseaux sociaux et dont l’authenticité a été confirmée montrent le ministre installé du côté du conducteur, vêtu d’un t‑shirt recouvert d’un polo, le buste partiellement affaissé sur l’avant du siège. Une blessure importante au niveau du crâne est visible, tandis que l’habitacle du véhicule ne paraît pas défoncé.

Le véhicule impliqué, un pick‑up noir, présente des dommages sur sa partie arrière et sur le flanc droit ; les optiques avant ont été touchées mais le pare‑choc semble intact. Si l’exécutif a qualifié l’événement d’accident, plusieurs voix réclament une enquête indépendante — notamment des organisations de défense des droits humains comme King Umurumdi Freddom — et de nombreuses questions émergent en ligne sur les circonstances de la présence du ministre sur cette route à une heure tardive, surtout qu’il se trouvait seul, sans chauffeur ni escorte.

Avant sa nomination au gouvernement en 2025, Gabby Bugaga avait travaillé comme journaliste à la radio‑télévision nationale. Aucune date n’a encore été communiquée concernant les obsèques.

Incertaine clarté des circonstances et demandes d’éclaircissements

Les éléments visibles sur les images et la description des dégâts suscitent des doutes chez certains observateurs, qui appellent à ce que toute la lumière soit faite sur cette disparition. À l’heure actuelle, les autorités n’ont pas précisé si des démarches médico‑légales (autopsie, examen du véhicule, auditions de témoins) ont été ordonnées.

Outre les interrogations techniques, l’affaire prend une dimension politique et sociale. La mort d’un membre du gouvernement dans des conditions peu explicites alimente les appels à la transparence et à une procédure indépendante, afin de répondre aux nombreuses interrogations qui circulent tant dans la presse que sur les réseaux sociaux.

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