Besançon : un ancien comédien retrouvé momifié sous les remparts, il avait partagé l’affiche avec Sim
Un corps momifié a été découvert au début du mois d’avril sous les remparts de Besançon, selon les premières révélations de L’Est Républicain. La découverte, faite par une personne sans domicile fixe, a conduit les services de police à identifier ensuite le cadavre après des analyses génétiques et des recherches administratives menées auprès de l’Udaf (Union départementale des associations familiales).

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Les policiers, alertés sur place, ont retrouvé le corps dans une cavité qualifiée de « sombre et humide ». L’état du corps a entraîné un travail d’identification prolongé : il a fallu croiser plusieurs données génétiques et exploiter des pistes auprès d’organismes associatifs pour parvenir à déterminer l’identité de la victime.
Surnommé dans un premier temps « le squelette des Glacis », le défunt a finalement été identifié comme étant Michel, selon des informations relayées par La Dépêche et L’Est Républicain. Issu d’une fratrie de huit enfants, il n’avait apparemment que peu de contacts réguliers avec sa famille et n’aurait pas pris de nouvelles de ses proches depuis l’hiver précédent.
Une brève carrière de comédien
Selon les éléments publiés par la presse locale, Michel était né en région parisienne et avait grandi dans un milieu marqué par la précarité. Il aurait quitté cette région pour Paris dans les années 1970 avec l’ambition de travailler dans le cinéma et le spectacle.
La victime aurait obtenu un petit rôle dans le téléfilm Les Rats de cave, diffusé en 1981, aux côtés de Simon Berryer, connu sous le nom de scène Sim. Les articles indiquent qu’il était ensuite retourné s’installer en Franche-Comté, à Gray (Haute-Saône), où il a travaillé en usine pendant une période.
Au fil des années, sa situation personnelle et son état de santé mentale se seraient dégradés. Les journaux rapportent qu’il souffrait de troubles psychiatriques et qu’il est devenu progressivement un homme sans attaches stables, errant sur les routes et vivant de la mendicité à divers endroits du territoire.
Des voisins et des témoins l’auraient aperçu mendier dans les rues de Besançon peu avant la découverte de son corps. Sa sœur a expliqué aux journalistes avoir tenté, sans succès, de reprendre contact afin qu’il puisse voir leur frère Thierry, malade en phase terminale, avant son décès.
La confirmation de son identité a été communiquée à sa famille par le commissariat. Sa sœur a déclaré aux médias que la famille pense qu’il s’était réfugié sous les remparts parce qu’il était « très fatigué » et qu’il se serait laissé mourir « de froid et de faim » dans cet abri improvisé.
Les articles précisent enfin que Michel a été inhumé au cimetière d’Arc-lès-Gray le 19 juin dernier, date à laquelle ses proches ont pu organiser ses obsèques et procéder aux derniers actes administratifs relatifs à son décès.



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