Bénin: Bertin Koovi recadre le débat sur les attributions du président du Sénat et défend la prééminence du chef de l’État

​Au lendemain de vives controverses suscitées par la mise en place du bureau de la nouvelle chambre haute, Bertin Koovi est monté au créneau le mercredi 12 août 2026 lors d’un point de presse.

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Bertin Koovi
Bertin Koovi PH: DR
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Face aux inquiétudes émises sur un éventuel chevauchement des pouvoirs, l’acteur politique a tenu à clarifier le rôle du nouvellement élu président du Sénat, l’ancien chef de l’État Patrice Talon.

​Dans son explication, Bertin Koovi a laissé entendre que l’élection de Patrice Talon à la tête de la deuxième chambre ne modifie en rien la conduite du pouvoir exécutif au Bénin.

Rappelant qu’il n’existe qu’un seul chef de l’État en la personne de Romuald Wadagni, il a précisé que la présidence du Sénat demeure une charge strictement parlementaire qui ne confère aucune autorité sur l’action gouvernementale.

Le Sénat, un organe de régulation et de continuité

​Réfutant toute assimilation du Sénat à une simple réplique de l’Assemblée nationale, Bertin Koovi a présenté l’institution comme un espace de régulation reposant sur l’expérience et la mémoire institutionnelle.

Issue de la révision constitutionnelle du 17 décembre 2025 ayant instauré le bicaméralisme, la chambre rassemble 25 membres, dont les anciens présidents Nicéphore Soglo, Thomas Boni Yayi et Patrice Talon à titre de membres de droit.

Tout en admettant la légitimité des critiques sur le pluralisme au sein de cette nouvelle instance, l’intervenant a appelé à un débat démocratique ouvert sur son fonctionnement.

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