Guinée : un accord de 425 millions de dollars conclu avec le FMI, sous réserve de validation

La Guinée a conclu le 10 août un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) portant sur un financement potentiel de 425 millions de dollars. Le programme doit encore être approuvé par le conseil d’administration de l’institution, dont l’examen est attendu en septembre.

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Conakry, capitale de la Guinée
Conakry, capitale de la Guinée PH: DR
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Cet accord intervient plus de cinq ans après la fin du précédent programme conclu entre Conakry et le FMI. S’il est validé, il devrait soutenir les finances publiques guinéennes alors que le pays se prépare à tirer davantage de revenus de l’exploitation de ses ressources minières, notamment le fer et la bauxite.

Une délégation du FMI avait séjourné pendant deux semaines à Conakry en juin pour examiner la situation économique et budgétaire du pays. Les discussions ont été conduites, côté guinéen, par une cellule technique du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget.

Le montant annoncé reste soumis à la décision formelle du conseil d’administration du FMI. Les modalités détaillées du programme, notamment les conditions associées au décaissement des fonds et le calendrier de mise en œuvre, n’ont pas été précisées dans les informations disponibles.

La croissance minière au cœur des enjeux

La ministre de l’Économie, Mariama Ciré Sylla, a présenté l’accord comme un accompagnement des réformes engagées par les autorités dans un contexte marqué, selon elle, par le retour à l’ordre constitutionnel et la recherche d’une plus grande stabilité institutionnelle et économique.

La Guinée bénéficie actuellement d’une forte dynamique dans le secteur extractif. La mise en production progressive du projet de minerai de fer de Simandou, combinée aux investissements dans la filière bauxite, a contribué à porter la croissance économique à 7 % en 2025. Elle pourrait dépasser 8 % en 2026, selon les projections citées par les autorités.

Cette accélération ne garantit toutefois pas, à elle seule, une amélioration des conditions de vie. La ministre estime que l’enjeu consiste à transformer l’expansion minière et les investissements dans les infrastructures en bénéfices durables pour la population. Elle a également mis en garde contre le risque de déséquilibres économiques en cas de gestion insuffisamment rigoureuse des revenus tirés des ressources naturelles.

Le gouvernement entend notamment orienter davantage de moyens vers le développement du capital humain, avec des investissements annoncés dans l’éducation et la santé. Le futur programme avec le FMI pourrait ainsi servir de cadre au renforcement de la gestion budgétaire et à la mise en œuvre de ces priorités, si son approbation est confirmée en septembre.

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