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Yves Montand : Simone Signoret est morte dans leur château du XIXème siècle, proche de Thoiry

Le 11 mars 1998, le corps d’Yves Montand a été exhumé afin de procéder à un test ADN visant à statuer sur une prétendue filiation. L’opération judiciaire, ordonnée après les déclarations d’une jeune femme, a abouti à un résultat formel : la paternité a été exclue.

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Yves Montand : Simone Signoret est morte dans leur "château" du XIXème siècle, proche de Thoiry, que Benjamin Castaldi connaissait bien
Keystone Press Agency/ZUMA Wire/ABACAPRESS.COM
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La demande de test venait d’une dénommée Aurore Drossart, alors âgée de 22 ans, qui affirmait être la fille de l’acteur et chanteur. L’analyse génétique réalisée sur l’exhumation du corps a tranché définitivement cette revendication.

La procédure rappelle l’intérêt persistant porté à la vie privée et aux héritages affectifs de la star, mais renvoie aussi au lieu de vie qui a longtemps incarné le quotidien du couple formé par Yves Montand et Simone Signoret : une grande demeure normande souvent nommée le « Château Blanc ». Mariés en 1951, ils avaient acquis la propriété trois ans plus tard, à Autheuil‑Authouillet, à moins de 100 kilomètres de Paris et non loin de Thoiry.

Le « Château Blanc » : résidence, lieu de création et mémoire familiale

La maison, reconnaissable à sa façade immaculée et à sa toiture d’ardoise, a rapidement été décrite par Simone Signoret dans son autobiographie La nostalgie n’est plus ce qu’elle était comme « remisée au bout du monde ». Pour le couple, elle n’était pas une simple résidence secondaire, mais un refuge où se mêlaient vie domestique et activité artistique.

La propriété est devenue un lieu de rencontre pour des figures du cinéma et du théâtre. Parmi les habitués figuraient notamment Serge Reggiani, François Périer, Françoise Fabian et le réalisateur Jacques Becker. Simone Signoret évoquait une atmosphère où « plein de gens peuvent y vivre et y travailler sans se gêner ni même se rencontrer ». Le rez-de-chaussée servait aux discussions, aux répétitions et aux soirées, tandis que les chambres à l’étage accueillaient les invités.

Sur le plan intérieur, la sobriété primait. Simone Signoret assurait elle‑même la décoration, privilégiant meubles chinés et objets de tournage. Le salon abritait des pièces remarquées : une table basse de marine et une table dite « de poker », malgré l’interdiction faite à Yves Montand de jouer. Les étagères étaient chargées de livres et de souvenirs professionnels.

Au fil des années, la maison s’est dotée d’une piscine, attribuée au succès rencontré par Simone Signoret après son rôle dans Les Diaboliques de Henri‑Georges Clouzot ; le bassin accueillait régulièrement les enfants du village durant l’été.

Le 30 septembre 1985, Simone Signoret est décédée à l’âge de 64 ans dans cette demeure. Plusieurs proches ont décrit un changement d’atmosphère après sa disparition : le réalisateur Costa‑Gavras a qualifié la maison d’« endroit très triste » après la mort de l’actrice, et des témoins rapportent que Yves Montand paraissait alors errer dans la propriété, affecté par la perte.

À la mort d’Yves Montand, en 1991, la propriété d’Autheuil‑Authouillet a été vendue à un industriel. Le « Château Blanc » reste associé dans la mémoire familiale et publique à l’histoire du couple. Benjamin Castaldi, petit‑fils de Simone Signoret et fils de Catherine Allégret, a passé une partie de son enfance dans cette maison ; il a hérité d’une part de la succession d’Yves Montand, d’un montant évalué à environ un million de dollars, somme qu’il a ensuite dépensée au début de sa carrière.

Simone Signoret résumait ainsi son attachement au lieu : « Nous irons peut‑être au paradis. En tout cas, à Autheuil, nous y étions déjà ».

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