Wifi Zone au Bénin : l’ARCEP durcit le ton contre les exploitants non autorisés
L’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste du Bénin alerte les exploitants de “Wifi Zone” opérant sans autorisation légale. Conformément au Code du numérique de 2018, ces fournisseurs d’accès à internet public ont jusqu’au 31 janvier 2026 pour se mettre en règle, sous peine de sanctions administratives et pénales.

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Dans un communiqué rendu public à Cotonou le 13 janvier 2026, l’ARCEP a dénoncé la prolifération de services de Wifi public illégaux, communément appelés “Wifi Zone”. Selon le régulateur, ces offres, souvent déployées dans les quartiers urbains et périurbains, exposent les usagers à des risques de sécurité et faussent la concurrence sur le marché des télécommunications. L’institution rappelle que toute fourniture d’accès à internet ouvert au public est soumise à une autorisation préalable, délivrée par ses services.
La réglementation en vigueur repose sur la Loi n°2018-18 portant Code du numérique en République du Bénin. Les articles 70 à 85 encadrent strictement la fourniture de services de communications électroniques, y compris les réseaux Wifi accessibles au public.
Depuis la réforme, le Bénin est passé d’un régime de licences nationales à un système d’autorisations par commune, afin de stimuler l’investissement local, favoriser la couverture des zones dites “vertes” (peu ou pas desservies) et renforcer la protection des consommateurs.
Un delai de rigueur
Les exploitants de Wifi Zone non autorisés disposent d’un délai de régularisation jusqu’au 31 janvier 2026. Passé ce cap, l’ARCEP annonce l’application de mesures coercitives, même si le détail n’a pas été formellement listé dans les derniers communiqués. Selon les textes et les précédentes communications du régulateur, les sanctions encourues incluent notamment des amendes administratives, la suspension ou l’arrêt des réseaux, la saisie des équipements et des ordres de cessation d’activité.
En cas de récidive ou de manquements graves, des poursuites pénales peuvent être engagées, avec des peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 2 ans, des amendes comprises entre 1 et 10 millions de FCFA, conformément au Code pénal et au Code du numérique.
Pour se régulariser, les opérateurs concernés sont invités à déposer une demande via la plateforme de services en ligne de l’ARCEP. Le dossier d’autorisation doit préciser la commune ciblée, le modèle économique, la zone de couverture et les engagements en matière de qualité et de sécurité. Cette démarche permet d’exercer légalement tout en contribuant à un écosystème numérique concurrentiel et sécurisé.

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