Téhéran ferme le Centre de langue française, Paris convoque l’ambassadeur iranien
L’Iran a fermé le Centre de langue française lié à l’ambassade de France à Téhéran. Paris condamne cette décision et annonce la convocation de l’ambassadeur iranien au Quai d’Orsay.

Les autorités iraniennes ont fermé dimanche 20 septembre le Centre de langue française (CLF) lié à l’ambassade de France à Téhéran, sur ordre du parquet de la capitale. Paris a condamné la mesure et annoncé la convocation de l’ambassadeur d’Iran au Quai d’Orsay.
Le parquet de Téhéran accuse l’établissement d’avoir poursuivi ses activités sans les autorisations requises malgré plusieurs avertissements. Les autorités iraniennes lui reprochent également des activités qu’elles présentent comme contraires à la culture nationale et à la sécurité du pays, notamment la constitution de réseaux et l’aide au départ d’Iraniens qualifiés. Ces accusations n’ont pas été étayées publiquement par des éléments détaillés.
Le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a dénoncé « l’intrusion des forces de sécurité iraniennes » dans les locaux du centre ainsi que sa fermeture. Il qualifie cette décision d’« injustifiable » et affirme qu’elle pénalisera les milliers d’Iraniens qui suivent chaque année les cours proposés par l’établissement.
Jean-Noël Barrot, ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, a demandé que l’ambassadeur de la République islamique d’Iran soit convoqué. Le Quai d’Orsay a également indiqué que la France prendrait des « mesures appropriées » en réponse, sans préciser immédiatement leur nature.
Le Centre de langue française était installé depuis plus de vingt ans à Téhéran. Il proposait des cours de français, organisait des examens de certification et mettait une médiathèque à la disposition de ses usagers. Sa fermeture touche donc l’un des principaux relais de la présence culturelle française en Iran.
La nouvelle crise intervient après plusieurs mois de tensions entre Paris et Téhéran. Le 19 juillet, deux agents de l’ambassade de France en Iran avaient été retenus et agressés, selon les autorités françaises. Téhéran avait rejeté ces accusations et invoqué une affaire d’ingérence.
Le 18 août, la France avait déclaré persona non grata deux agents de l’ambassade d’Iran à Paris en réponse à cet incident. L’ambassadeur iranien avait alors déjà été convoqué au Quai d’Orsay pour recevoir notification de cette décision.



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