Soudan : les Forces de soutien rapide prennent le contrôle de Mostariha, ville de l’ex-chef des miliciens janjawid Moussa Hilal

Le dimanche 22 février, des éléments des Forces de soutien rapide (FSR) ont lancé une attaque contre la localité de Mostariha, située dans le Nord-Darfour, à proximité immédiate de la frontière avec le Tchad. Jusqu’à ce jour, Mostariha échappait au contrôle de ces paramilitaires.

ACTUS
143 vues
Soudan: les FSR prennent le contrôle de Mostariha, ville de l'ex-chef des miliciens janjawid Moussa Hilal
Soudan: les FSR prennent le contrôle de Mostariha, ville de l'ex-chef des miliciens janjawid Moussa Hilal
2 min de lecture
Google News Commenter

SOMMAIRE

Ce mouvement intervient au lendemain d’une agression similaire contre Tiné, ciblée la veille, ce qui marque une intensification des actions menées par les FSR dans cette portion du Darfour.

Mostariha revêt une importance particulière : elle sert de quartier général à Moussa Hilal, ancien chef des milices connues sous le nom de Janjawid, formation qui a ensuite été intégrée ou a évolué vers ce qui est aujourd’hui désigné par l’acronyme FSR.

L’offensive sur cette localité, si elle se confirme dans sa portée, traduit une poussée des forces paramilitaires vers des zones jusque-là hors de leur emprise, et pose de nouvelles questions sur l’équilibre local.

Contexte et enjeux

Les FSR, formation paramilitaire devenue un acteur majeur du conflit soudanais, ont des racines historiques liées aux milices Janjawid. Leur progression dans le Nord-Darfour rapproche désormais les affrontements de la frontière tchadienne, amplifiant les risques d’incidents transfrontaliers.

La présence d’un chef historique comme Moussa Hilal à Mostariha confère à la localité une valeur symbolique et stratégique. Contrôler ce type de bastion permettrait aux forces qui l’occupent d’affirmer une domination politique et militaire dans la région.

La proximité avec le Tchad soulève aussi des préoccupations humanitaires et sécuritaires : toute flambée de violence dans cette zone frontalière peut avoir des répercussions rapides sur les populations civiles et sur les flux de réfugiés ou de déplacés.

À NE PAS MANQUER

Commentaires

FIL D'ACTU
14:59 HAAC: Édouard Loko nourrit l’espoir d’un paysage médiatique plus responsable et autonome