Soudan: les défections dans les FSR ravivent la question de l’impunité

Les ralliements d’Al-Nour Al-Qubba et d’Ali Rizqallah dit al-Savana à l’armée soudanaise ont remis en lumière les accusations visant d’anciens commandants des FSR et les appels à les poursuivre.

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Vue aérienne de Khartoum et du Nil au Soudan
Photo : AbhiSuryawanshi / Wikimedia Commons
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SOMMAIRE

Deux défections majeures ont touché les Forces de soutien rapide (FSR) au printemps 2026, avec le ralliement d’Al-Nour Al-Qubba en avril puis d’Ali Rizqallah dit al-Savana en mai à l’armée soudanaise.

Abdel Fattah al-Burhan a publiquement reçu Al-Nour Al-Qubba après sa rupture avec les FSR. Human Rights Watch a rappelé qu’il avait annoncé une amnistie générale pour les combattants des FSR qui déposeraient les armes en 2023, avant de renouveler cet appel en février 2026.

Le 20 mai 2026, Ali Rizqallah dit al-Savana a déclaré à Al Jazeera Mubasher qu’environ 5 000 membres et officiers des FSR avaient fait défection avec lui.

Dans un autre entretien publié le même jour, al-Savana a affirmé avoir rencontré Hemedti à Nairobi en avril et l’avoir entendu dire que la guerre lui avait échappé. Al Jazeera lui a aussi attribué, le 16 mai, des accusations d’exécutions internes et de mises en résidence surveillée de commandants au sein des FSR.

Pression judiciaire et représailles

Human Rights Watch a demandé le 10 juin 2026 que les commandants défecteurs des FSR répondent de crimes graves et a indiqué avoir vérifié la présence d’Al-Qubba et d’al-Savana pendant le siège d’El Fasher.

Le 21 mai 2026, Sudan Tribune a rapporté que les FSR avaient condamné al-Savana à mort par contumace après sa défection.

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