Guinée-Bissau: participation timide à la mi-journée lors du vote du référendum constitutionnel

Les Bissau-Guinéens votaient dimanche pour ou contre une réforme constitutionnelle voulue par la junte au pouvoir, dans un climat tendu marqué par l'appel au boycott de l'opposition. La participation restait limitée à la mi-journée.

POLITIQUE
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Vue de Bissau depuis le Rio Geba.
Photo : Falia / Wikimedia Commons
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En Guinée-Bissau, les électeurs se sont rendus aux urnes dimanche 30 août pour un référendum sur la réforme de la Constitution voulue par la junte militaire arrivée au pouvoir en novembre 2025, avec l’objectif de faire passer le pays d’un régime semi-parlementaire à un régime présidentiel renforcé. À la mi-journée, la participation restait limitée, jugée « raisonnable » par la commission électorale et « faible » par l’opposition, qui avait appelé au boycott.

Le scrutin s’est déroulé de 7 heures à 17 heures, heure locale et TU. À Bissau, où il a plu toute la matinée, les électeurs ont voté en ordre dispersé. Un tableau similaire a été observé dans l’est et le nord du pays, où le vote s’est tenu par petits groupes, dans le calme, selon la Commission électorale, qui a précisé avoir déployé des forces de sécurité dans l’ensemble des bureaux de vote et confirmé l’absence d’observateurs indépendants pour ce référendum.

Les électeurs devaient répondre par « oui » ou par « non » à la question de l’entrée en vigueur d’une nouvelle Constitution approuvée par le Conseil national de transition. Le texte accorde davantage de pouvoirs au chef de l’État, qui pourra nommer et révoquer le Premier ministre et le gouvernement, présider le Conseil des ministres et dissoudre l’Assemblée nationale. Il prévoit aussi une réduction du nombre de parlementaires, de 102 à 65 sièges, et du nombre de districts, de 29 à 12, officiellement pour réduire les dépenses publiques.

Le principal parti d’opposition, le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), a appelé au boycott du scrutin, dénonçant une réécriture en profondeur de la loi fondamentale par un pouvoir de transition non élu, sans dialogue avec l’ensemble des forces vives de la nation. Ce référendum précède des élections générales prévues le 6 décembre 2026, censées marquer le retour des civils au pouvoir.

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