Sonia Mabrouk : sa mise au point sévère face à une intervenante avant son départ de CNews
Sonia Mabrouk a annoncé il y a quelques jours son départ de CNews et d’Europe 1, geste rendu public dans un contexte de tensions internes liées au maintien à l’antenne d’un confrère condamné. Connue pour son franc-parler, la journaliste a justifié sa décision par son désaccord avec la direction de la chaîne, après la controverse autour du maintien de Jean‑Marc Morandini à l’antenne.

SOMMAIRE
Animatrice et éditorialiste régulièrement présente sur les plateaux de la chaîne d’information et de la station radio, Sonia Mabrouk s’est fait remarquer par des prises de parole publiques franches. Sa sortie médiatique sur le cas Morandini a suscité de vives réactions au sein de la rédaction et parmi les personnalités du PAF, précipitant une onde de choc sur la gestion éditoriale de CNews.
La condamnation de Jean‑Marc Morandini, intervenue le 14 janvier dernier pour corruption de mineur, et sa présence maintenue à l’antenne ont été au cœur du débat. Dans cette affaire, Sonia Mabrouk a exprimé son désaccord lors d’un échange avec le député Jérôme Guedj le 20 janvier, déclarant : « Je n’en dors pas depuis plusieurs jours ». Sa prise de position a alimenté des tensions entre collaborateurs et suscité des réactions publiques.
Une décision qui divise la rédaction
Après ces paroles publiques, plusieurs personnalités de la maison ont réagi. Parmi elles, Pascal Praud et Laurence Ferrari ont manifesté leur désaccord vis‑à‑vis de la situation, selon les comptes rendus médiatiques. Face à la polémique et à l’atmosphère tendue en interne, Jean‑Marc Morandini a demandé à la direction d’être écarté « pour le bien de la chaîne », une démarche rapportée par la presse.
Le départ annoncé de Sonia Mabrouk intervient donc dans ce climat de confrontation éditoriale. La journaliste, dont la ligne est régulièrement marquée par des recadrages et des remarques directes, a déjà été au centre d’échanges vifs à l’antenne dans le passé. Son refus de se taire sur des sujets sensibles se retrouve dans plusieurs de ses interventions publiques récentes.
Un exemple antérieur souvent cité remonte à 2021, lors d’un numéro de Midi News où Sonia Mabrouk a confronté l’éditorialiste Élisabeth Lévy à propos d’un échange à Montpellier entre le président Emmanuel Macron et une mère dénonçant un manque de diversité. À l’antenne, Sonia Mabrouk avait relaté la phrase : « Mon fils m’a demandé si le prénom de Pierre existait vraiment », pour souligner la problématique de mixité évoquée par la mère de famille.
Durant ce débat, Élisabeth Lévy avait formulé une remarque controversée évoquant la situation scolaire et sociale de certains quartiers : « J’aurais des enfants, je n’aimerais pas qu’ils aillent à l’école dans un endroit où la majorité des mères sont voilées… où vous vous faites insulter si vous mangez pendant le ramadan, y compris si vous avez une tête d’Arabe ». Sonia Mabrouk, heurtée par cette formulation, avait alors réagi : « Oh ! Non mais alors là… C’est quoi, Elisabeth, une tête d’Arabe ? Je ne comprends pas », demandant à son interlocutrice si elle-même avait une « tête d’Arabe ». Élisabeth Lévy avait répondu : « Oui, ça se voit que vous avez des origines, mais c’est un constat. » Sonia Mabrouk avait conclu ce moment d’antenne en affirmant : « Écoutez, je suis très fière de mes origines donc tout va bien. »

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