RDC : le Conseil de sécurité de l’ONU doit statuer en décembre sur l’avenir de la Monusco
Le mandat de la mission de l'ONU en RD Congo expire le 20 décembre, alors que le secrétaire général de l'ONU propose de réformer en profondeur les opérations de maintien de la paix face à la multiplication des conflits dans le monde.

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Le Conseil de sécurité des Nations unies doit décider, en décembre 2026, de l’avenir du mandat de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco), qui arrive à échéance le 20 décembre. Il pourra le renouveler, en modifier les priorités ou engager une nouvelle étape du retrait de la mission, déployée en RDC depuis 2010.
Cette échéance intervient alors que le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a présenté le 26 août 2026 devant l’Assemblée générale un rapport proposant de réformer en profondeur les opérations de paix des Nations unies. Le document, qui contient 47 recommandations, appelle à des mandats « plus ciblés, agiles, flexibles et économiques », adaptés aux réalités du terrain et aux moyens réellement disponibles.
Guterres y souligne que le monde traverse « le plus grand nombre de conflits armés depuis 1945 » et que les décès liés aux combats enregistrés au cours des cinq dernières années dépassent ceux comptabilisés durant les vingt-cinq années précédentes.
Le rapport ne fixe pas de nouveau mandat spécifique pour la Monusco, mais pose deux questions appelées à peser sur les discussions de décembre au Conseil de sécurité.
Quelles missions préserver
Le rapport recommande de concentrer les opérations de paix sur leurs fonctions politiques et sécuritaires essentielles : protection des civils, soutien au dialogue et vérification de l’application des accords. En RDC, la Monusco s’inscrit déjà dans cette logique ces dernières semaines. Elle apporte un soutien logistique à une première mission chargée de vérifier le cessez-le-feu entre Kinshasa et l’AFC/M23.
Jusqu’où les Casques bleus peuvent aller
Selon le rapport, les Casques bleus peuvent recourir à la force pour protéger les civils et défendre leur mandat, mais une opération de paix n’est pas conçue pour mener durablement une guerre ni pour imposer une solution politique. Cette limite est particulièrement sensible en RDC : en raison de ses interventions aux côtés de l’armée congolaise, la Monusco a déjà été accusée par l’AFC/M23 d’avoir rejoint la coalition militaire de Kinshasa, le mouvement rebelle la présentant comme une force belligerante.
Le coût humain de la mission reste important : depuis sa création en 2010, 311 membres du personnel de la Monusco sont morts, toutes causes confondues. En décembre, le Conseil de sécurité devra trancher trois questions concrètes : quelles missions conserver, quels moyens y consacrer et à quel rythme poursuivre le désengagement de la mission.



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