RDC : la police disperse des marches contre le changement de Constitution
Gaz lacrymogènes à Kinshasa et Kananga, rassemblements empêchés dans plusieurs villes et une vingtaine d’arrestations signalées à Lubumbashi : la mobilisation de la coalition C64 a été perturbée mardi 15 septembre en RDC.

La police congolaise a dispersé mardi 15 septembre des manifestations de l’opposition contre un projet de changement de la Constitution dans plusieurs villes de la République démocratique du Congo. À Kinshasa, des témoins de Reuters ont signalé l’usage de gaz lacrymogènes et de tirs de sommation après des heurts entre manifestants et partisans du pouvoir.
Dans la capitale, où la marche avait été autorisée, plusieurs centaines de personnes ont participé à la mobilisation. Selon Reuters, le rassemblement avait commencé pacifiquement avant des affrontements au cours desquels des pierres ont été lancées et des machettes brandies, conduisant à l’intervention de la police.
En province, la mobilisation a également été perturbée. Des sources sécuritaires citées par Radio Okapi font état d’une vingtaine d’arrestations à Lubumbashi. À Kananga, la police a utilisé du gaz lacrymogène et procédé à plusieurs arrestations, tandis que des tentatives de rassemblement ont été empêchées à Kisangani. À Bandundu, la marche a en revanche pu se tenir.
Les manifestations avaient été appelées par la Coalition Article 64, qui réunit notamment les opposants Martin Fayulu, Moïse Katumbi et Delly Sesanga. La plateforme avait annoncé cette mobilisation pour le 15 septembre afin de s’opposer à toute modification constitutionnelle susceptible, selon elle, d’ouvrir la voie à un troisième mandat de Félix Tshisekedi.
Trois semaines avant cette mobilisation, Félix Tshisekedi avait lancé un dialogue national présenté par la présidence comme un cadre de concertation sur les crises politiques et sécuritaires. La Constitution congolaise limite le président à deux mandats de cinq ans.



Commentaires