« Prima Facie » : Cynthia Erivo veut libérer la parole sur les violences sexuelles

Cynthia Erivo porte à l’écran « Prima Facie », un drame judiciaire sur les violences sexuelles, le consentement et la parole des victimes.

SHOWBIZ
Cynthia Erivo en février 2025
Cynthia Erivo en février 2025. Photo : Kevin Paul / Wikimedia Commons, CC BY 4.0.
2 min de lecture
Google News Commenter

Présenté en première mondiale au Festival de Toronto, « Prima Facie » place Cynthia Erivo dans la peau d’une avocate confrontée au système qu’elle servait après avoir été agressée par un collègue. Cette adaptation de la pièce de Suzie Miller interroge le consentement et le traitement judiciaire des victimes.

L’actrice britannique incarne Tessa, une avocate pénaliste brillante habituée à défendre des hommes accusés d’agression sexuelle. Sa certitude dans le fonctionnement des tribunaux vacille lorsqu’elle est elle-même agressée par un collègue et doit affronter, cette fois comme plaignante, les règles qu’elle maîtrisait jusque-là.

Interrogée à Toronto, Cynthia Erivo a expliqué espérer que le film encouragera des conversations capables de produire des changements concrets. Elle insiste notamment sur la nécessité d’associer les hommes à cette réflexion, afin que la question du consentement ne soit pas portée uniquement par les femmes et les victimes.

Réalisé par Susanna White, « Prima Facie » adapte la pièce à succès créée par l’autrice et juriste australienne Suzie Miller. Contrairement au spectacle construit comme un seul-en-scène, le long métrage élargit le récit et donne corps à plusieurs personnages, dont celui interprété par Daniel Ings.

L’acteur joue Julian, le collègue mis en cause par Tessa. Il a reconnu la difficulté du rôle tout en estimant important de participer à une histoire qui confronte directement les comportements masculins et les ambiguïtés souvent invoquées autour du consentement.

Suzie Miller souhaite également que le film aide les adultes à parler plus clairement de ces questions aux jeunes générations. La réalisatrice Susanna White présente pour sa part l’œuvre comme une invitation à examiner la responsabilité des institutions autant que celle des individus.

D’une durée de 106 minutes, cette coproduction australienne et britannique figure dans la sélection Gala du Festival de Toronto. Après sa première du 13 septembre, une nouvelle projection est programmée le 19 septembre 2026 avec un sous-titrage intégral accessible.

DANS L’ACTUALITÉ

Commentaires

FIL D'ACTU
08:27 « Prima Facie » : Cynthia Erivo veut libérer la parole sur les violences sexuelles