Nigeria : 728,9 milliards de nairas pour solder les dettes des producteurs d’électricité
Le Nigeria formalise ce lundi à Abuja une émission obligataire de 728,979 milliards de nairas destinée à réduire les arriérés dus aux producteurs d’électricité. Cette deuxième série porte à plus de 1 123 milliards de nairas les émissions réalisées dans un programme plafonné à 4 000 milliards.


Le gouvernement fédéral nigérian et les sociétés de production d’électricité participant au Presidential Power Sector Debt Reduction Programme doivent formaliser lundi 14 septembre 2026 à Abuja une deuxième série d’obligations d’un montant total de 728,979 milliards de nairas. L’opération vise à convertir en titres une partie des arriérés accumulés dans le marché de l’électricité et à améliorer la liquidité des producteurs.
Selon la Nigerian Bulk Electricity Trading Plc (NBET), la série comprend 402 milliards de nairas d’obligations en numéraire placées sur le marché des capitaux et 326,979 milliards de nairas d’obligations non monétaires destinées aux sociétés de production d’électricité participantes. La NBET indique que la tranche de 402 milliards a été bouclée et que la seconde a reçu l’approbation du ministre des Finances.
Avec cette opération, les émissions cumulées dans le cadre du programme dépassent 1 123 milliards de nairas. La première série, d’un montant de 501 milliards de nairas, comprenait 300 milliards levés en numéraire et 201 milliards en titres non monétaires attribués aux producteurs.
Le programme présidentiel est plafonné à 4 000 milliards de nairas. Il a été mis en place pour régler progressivement des dettes anciennes vérifiées envers les entreprises de production d’électricité et les fournisseurs de gaz, un passif qui pèse depuis plusieurs années sur la chaîne de paiement du secteur.
La présidence nigériane a confirmé en mai puis en juin 2026 le recours à ce mécanisme obligataire pour apurer les arriérés du secteur. Le gouvernement présente cette conversion des dettes en instruments financiers comme l’un des leviers destinés à rendre le marché plus solvable et à soutenir les investissements dans la production et la fourniture d’électricité.
La deuxième série est structurée comme une obligation amortissable sur sept ans. Les autorités privilégient ainsi un règlement étalé des créances plutôt qu’un paiement budgétaire immédiat de l’ensemble des sommes dues aux producteurs.
Selon les données communiquées autour du programme, 333 milliards de nairas ont déjà été versés à huit sociétés de production couvrant 17 centrales dans le cadre de la première série. La crise de liquidité du secteur est alimentée notamment par les faibles reversements des distributeurs, les déficits tarifaires et les coûts élevés du gaz et des devises.
La signature prévue ce lundi à Abuja doit officialiser la deuxième série de 728,979 milliards de nairas, alors que le plafond global du programme reste fixé à 4 000 milliards de nairas.



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