Présidentielle du 12 avril 2026: le détail des irrégularités constatées
Avant de proclamer les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 12 avril 2026, la Cour constitutionnelle a procédé à un examen approfondi du scrutin.


La décision EP 26-001, consultée par Beninwebtv, offre une lecture méthodique des manquements relevés dans plusieurs postes de vote à travers le pays.
Les sages ont relevé des irrégularités de nature essentiellement procédurale. Parmi les plus fréquentes figurent des plis électoraux non correctement fermés, l’absence de signatures obligatoires sur les procès-verbaux, notamment celles de membres de postes de vote ou de mandataires de candidats, ainsi que des défauts dans la tenue des documents officiels.
L’analyse fait également état d’incohérences numériques dans certains centres. Des écarts ont été constatés entre le nombre d’inscrits, de votants et de suffrages exprimés. À cela s’ajoutent des discordances entre les chiffres inscrits en lettres ou en pictogrammes et ceux transcrits en chiffres arabes, rendant les résultats localement inexploitables.
Plus préoccupants, des cas avérés de bourrage d’urnes ont été identifiés, de même que des ouvertures de postes de vote intervenues en dehors des horaires légaux, parfois trop tôt, parfois avec retard. La Cour mentionne aussi des interruptions temporaires du scrutin dans certains bureaux et des anomalies liées à la conformité des cachets d’authentification utilisés.
Une élection validée malgré les manquements
Malgré l’ampleur du relevé, la Cour constitutionnelle a estimé que ces irrégularités, bien que réelles, n’altèrent pas la sincérité globale du scrutin.
Le raisonnement juridique repose sur un élément central : l’impact quantitatif des voix annulées demeure marginal au regard des quelque 4,8 millions de suffrages valablement exprimés.
L’écart enregistré entre les deux duos candidats est jugé suffisamment large pour que les corrections opérées par la Haute Juridiction n’aient ni modifié l’ordre d’arrivée ni remis en cause l’obtention de la majorité absolue dès le premier tour par le duo Wadagni–Talata.



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