Philippe Lacheau : Marsupilami séduit le public malgré une très violente critique
Marsupilami, la nouvelle superproduction de Philippe Lacheau librement inspirée de l’œuvre d’André Franquin, est sortie en salles ce mercredi 4 février 2026 et se retrouve immédiatement au centre d’une vive polémique déclenchée par une critique virulente diffusée sur les ondes belges.

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Présenté comme un spectacle familial mêlant comédie, aventures exotiques et effets spéciaux, le film rassemble une distribution grand public autour de Philippe Lacheau, dont font partie Alban Ivanov et Tarek Boudali, ainsi que plusieurs valeurs installées du cinéma français invitées en caméo. Le projet, qui repose sur un budget estimé à 29 millions d’euros, ambitionnait de capitaliser sur la popularité du personnage tiré de la bande dessinée franco-belge pour attirer un large public.
À peine sorti, le film fait face à une critique publique sévère formulée par Hugues Dayez, chroniqueur cinéma pour La Première (RTBF), qui a qualifié l’opus de « navet à 29 millions d’euros » lors de sa chronique matinale. Ses commentaires, largement relayés sur les réseaux, posent un regard glacial sur la réalisation et le parti pris artistique du long-métrage.
Critiques ciblées sur la tonalité, la forme et le casting
Dans sa chronique, Hugues Dayez remet en cause le positionnement du film, estimant que son identité est « profondément bancale ». Selon lui, si Marsupilami se présente officiellement comme un divertissement familial, il regroupe des gags et des références jugés inadaptés à un jeune public. Dayez cite notamment des scènes et plaisanteries à tonalité adulte, évoquant des allusions au Viagra et des gags autour de cuvettes de WC, qui, selon le critique, fragilisent la lisibilité du film pour les familles.
Sur le plan formel, la chronique dénonce une direction artistique et une mise en scène sans inspiration. Hugues Dayez pointe une photographie et un rendu visuel qu’il juge décevants au regard du budget engagé, et il critique la qualité des effets numériques, comparant le Marsupilami assisté par ordinateur à « une pénible copie d’un Gremlin ». Ces observations visent directement les choix techniques et esthétiques du film.
Le jeu des comédiens est également épinglé. Le critique s’en prend à la présence récurrente de la « bande à Fifi » autour de Philippe Lacheau, estimant que l’entourage du réalisateur se retrouve une nouvelle fois mis en avant au détriment d’un travail d’interprétation plus mesuré. Hugues Dayez tacle aussi les apparitions de comédiens plus reconnus — Jean Reno, Gérard Jugnot, Didier Bourdon — les accusant de se contenter d’un cachet sans implication artistique poussée.
Malgré ces attaques médiatiques, les premières séances parisiennes ont placé Marsupilami en tête des nouveautés du jour, avec 1 220 spectateurs recensés, selon le site Zickma. Sur les réseaux sociaux, la chronique de Hugues Dayez a été largement commentée : un message publié le 4 février 2026 par le compte @Bobem20 reprend la diffusion et qualifie la chronique de « absolument parfaite », soulignant l’attention portée par la RTBF à l’icône nationale.

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