Image Celtiis
Image Celtiis

« Pas besoin de violer, il a des hordes de femmes qui l’attendent » repris par la défense de Patrick Bruel

Le monde de la musique reste, selon une journaliste de Mediapart, marqué par un silence persistant autour des violences sexuelles, un constat relayé sur France Info le 8 juin 2026 alors que Patrick Bruel fait l’objet d’accusations de viol et d’agressions sexuelles formulées par plus d’une trentaine de femmes et a été placé en garde à vue, mesure prolongée de 24 heures selon Le Figaro.

SHOWBIZ
0 vues
"Pas besoin de violer, il a des hordes de femmes qui l’attendent", Patrick Bruel, cet affreux message qui revient souvent du côté de sa défense
MPP/Starface
3 min de lecture
Google News Commenter

SOMMAIRE

Marine Turchi, journaliste au service « Enquêtes » de Mediapart, a détaillé ce constat sur les ondes de France Info : malgré les avancées observées dans l’industrie cinématographique, le secteur musical « préfère toujours regarder ailleurs » lorsque surgissent des accusations de violences sexuelles et sexistes.

La journaliste attribue ce mutisme à des enjeux économiques et professionnels : arrêter un tournage ou une tournée, dit-elle, « met des gens au chômage » et soulève des questions opérationnelles et financières qui pèsent sur la prise de décision au sein des maisons de disques, des équipes de production et des circuits de diffusion.

Patrick Bruel : l’icône d’une génération

Marine Turchi met également en lumière l’impact des représentations collectives sur la réception des accusations. Elle évoque l’imaginaire du « grand séducteur », image fortement associée à Patrick Bruel pour une partie du public, qui tend selon elle à brouiller la frontière entre séduction et violences.

La journaliste rapporte des propos tenus par des admiratrices de l’artiste, résumés par l’idée que « Patrick Bruel n’a pas besoin de violer, il a des hordes de femmes qui l’attendent partout », formule qu’elle qualifie de cliché durable. Dans son intervention, Turchi souligne que la séduction ne peut servir d’« alibi » ou de « paravent » pour des comportements constituant des violences sexuelles.

Dans ce contexte médiatique et institutionnel, les réponses apportées par les acteurs de l’industrie musicale — labels, producteurs, salles, promoteurs — sont, selon elle, influencées par la crainte des répercussions économiques et par des logiques de gestion des risques qui favorisent souvent la prudence ou le silence.

Le dossier concernant Patrick Bruel a pris une tournure judiciaire significative début juin 2026 : plus d’une trentaine de femmes ont dénoncé des faits de viols et d’agressions sexuelles ; l’artiste a été placé en garde à vue le lundi 8 juin 2026, une mesure qui, d’après Le Figaro, a été prolongée de 24 heures.

Marine Turchi représente ce constat comme révélateur d’un secteur encore en retard par rapport à d’autres industries culturelles sur la prise en charge publique et institutionnelle des accusations de violences sexuelles, en insistant sur les mécanismes sociaux et économiques qui participent à ce maintien du silence.

À NE PAS MANQUER

Commentaires

FIL D'ACTU
04:30 « Pas besoin de violer, il a des hordes de femmes qui l’attendent » repris par la défense de Patrick Bruel