Paris soutient l’inscription des Gardiens de la Révolution sur la liste européenne des organisations terroristes
Mercredi 28 janvier 2026, l’Élysée a annoncé que la France soutient l’inscription du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI/IRGC) sur la liste européenne des « organisations terroristes », une décision qui sera débattue au prochain Conseil des affaires étrangères de l’Union européenne à Bruxelles. L’annonce officielle intervient au lendemain d’une initiative italienne visant à soumettre formellement cette proposition aux autres capitales européennes, dans un contexte de forte critique internationale contre la répression en Iran. ([zonebourse.com](https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/iran-aucun-tabou-sur-la-designation-des-gardiens-de-la-revolution-comme-organisation-terroriste-ce7e5bd9dc88f220?utm_source=openai))

SOMMAIRE
Lors du compte rendu du conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a déclaré que Paris n’avait « aucun tabou » concernant une telle désignation et a indiqué qu’une « réflexion » était en cours avec les partenaires européens, tout en annonçant le soutien de la France à l’adoption de nouvelles sanctions ciblant des responsables sécuritaires et judiciaires iraniens. Le gouvernement a également rappelé qu’il suivait de près la situation des ressortissants français détenus ou en difficulté en Iran. ([zonebourse.com](https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/iran-aucun-tabou-sur-la-designation-des-gardiens-de-la-revolution-comme-organisation-terroriste-ce7e5bd9dc88f220?utm_source=openai))
La proposition italienne, portée par le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani, devait être soumise lors de la réunion des ministres européens des Affaires étrangères prévue jeudi à Bruxelles, jeudi 29 janvier 2026 selon les déclarations publiques citées par les agences de presse. Téhéran a réagi dès l’annonce de Rome en convoquant l’ambassadeur d’Italie et en avertissant de « conséquences destructrices » en cas de labellisation, selon les agences iraniennes. ([al-monitor.com](https://www.al-monitor.com/originals/2026/01/italy-pushes-eu-clampdown-irans-revolutionary-guard-over-heinous-acts?utm_source=openai))
Calendrier politique, contraintes juridiques et précédents internationaux
La démarche européenne se heurte à des contraintes procédurales précises: l’inscription d’une personne ou d’une entité sur la liste terroriste de l’UE repose sur la règle de l’unanimité au Conseil et s’appuie, selon les règles en vigueur, sur un élément probant produit par une autorité nationale — typiquement une décision judiciaire — pour fonder la qualification. Des experts européens avaient estimé précédemment qu’un jugement national, rendu en Allemagne en 2024, pouvait constituer un fondement juridique pour avancer dans le dossier, mais l’adhésion politique de tous les États membres reste indispensable. ([euronews.com](https://www.euronews.com/my-europe/2024/10/11/the-eu-has-found-the-legal-way-to-label-irans-revolutionary-guard-as-terrorist-group?utm_source=openai))
Sur le plan international, plusieurs alliés ont déjà pris des mesures similaires: les États-Unis ont désigné l’IRGC comme organisation terroriste en avril 2019 et le Canada a inscrit le Corps sur sa liste des entités terroristes en juin 2024, décisions qui servent de référence pour les discussions européennes sur l’impact juridique et financier d’une inscription. L’inscription au niveau de l’UE entraînerait des mesures telles que le gel des avoirs et l’interdiction de mise à disposition de fonds sur le territoire des États membres, déjà prévues par le cadre européen des sanctions antiterroristes. ([everycrsreport.com](https://www.everycrsreport.com/files/2021-04-06_RS20871_3d26308a7e35c844ca7e9ca44c00e553a4e47e32.html?utm_source=openai))
Dans les couloirs diplomatiques de Bruxelles, plusieurs capitales pèsent les risques politiques et les conséquences opérationnelles d’une telle décision — unanimité requise oblige — alors que les ONG et certains groupes parlementaires européens demandent une action ferme face aux accusations de violations massives des droits humains perpétrées par les forces iraniennes. Selon des sources diplomatiques, la France a indiqué qu’elle appuierait la discussion formelle lors de la réunion de jeudi, où les ministres européens sont appelés à examiner la proposition italienne et les éléments juridiques fournis par des autorités nationales, mais le résultat dépendra de l’accord de chacun des États membres et de l’évaluation juridico-politique menée par le service européen pour l’action extérieure. ([zonebourse.com](https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/iran-aucun-tabou-sur-la-designation-des-gardiens-de-la-revolution-comme-organisation-terroriste-ce7e5bd9dc88f220?utm_source=openai))
Selon l’agenda transmis par le ministère italien des Affaires étrangères, la proposition sera inscrite à l’ordre du jour du Conseil des ministres de jeudi à Bruxelles, où les discussions devraient porter sur la recevabilité juridique du dossier, les preuves disponibles et les conséquences pratiques d’une inscription, notamment en matière de gels d’avoirs et de restrictions aux activités économiques —

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