Nigéria : «Obi Is A Boy» de Dika Ofoma «Il n’y a pas qu’une seule façon d’être un homme»
Dika Ofoma est le seul représentant du Nigeria sélectionné cette année au sein du programme Berlin Talents de la Berlinale, manifestation qui se clôture le 18 février 2026. À 26 ans, le cinéaste confirme par cette présence son insertion rapide sur la scène internationale.

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Parallèlement, Ofoma figurait également comme l’unique réalisateur nigérian en lice au Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand 2026, reconnu comme le principal rendez-vous mondial consacré au format court.
Déjà distingué par le prix Rising Star en 2024 et la première place du AFP Critics Prize lors du S16 Film Festival de Lagos en 2025, le jeune auteur-penseur poursuit son parcours couronné par les festivals.
Son court métrage, Obi Is A Boy (Obi est un garçon), trace le portrait d’un fils queer confronté au rejet paternnel. Le récit privilégie une écriture délicate et une esthétique soignée pour aborder des tensions familiales et sociales liées aux normes de genre.
Un film qui interroge les attentes sociales
Plutôt que d’opposer frontalement les personnages, le film use d’une mise en scène mesurée pour dévoiler l’absurdité des injonctions de genre. Cette approche permet au propos de dépasser le cadre nigérian et de toucher des spectateurs confrontés, ailleurs aussi, à des systèmes familiaux et culturels prescriptifs.
La trajectoire d’Ofoma — jeune, primée et repérée dans des événements internationaux — illustre la montée d’une nouvelle génération de cinéastes africains qui explorent des questions d’identité avec subtilité et force narrative. Son passage par Clermont-Ferrand et la Berlinale renforce la visibilité de ce cinéma court et engagé sur la scène globale.

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