Maroc : après les législatives, le PAM attend le choix du Roi avant la bataille des alliances
Vainqueur des législatives avec 97 sièges sur 395, le Parti authenticité et modernité (PAM) se retrouve au centre du prochain gouvernement marocain, mais sans majorité suffisante pour gouverner seul. Les négociations de coalition constituent désormais le principal enjeu politique après le scrutin.

SOMMAIRE
Le PAM devance le Rassemblement national des indépendants, crédité de 66 sièges, et le Parti de l’Istiqlal, qui en obtient 65. Le Parti de la justice et du développement remonte fortement à 54 sièges après son effondrement électoral de 2021.
Mais le parti arrivé en tête ne veut pas encore dévoiler ses alliances. Sa coordinatrice nationale, Fatima-Zahra El Mansouri, affirme que les discussions commenceront après la désignation du futur chef du gouvernement par le roi Mohammed VI.
« Nous ne nous tournerons vers des alliances qu’après que notre Roi aura nommé le chef du prochain gouvernement », a déclaré El Mansouri.
Le prochain gouvernement face au malaise des jeunes
Au-delà de l’arithmétique parlementaire, le scrutin a révélé une forte désaffection. La participation s’est établie à un peu plus de 38 %, contre plus de 50 % en 2021, soit son niveau le plus faible depuis 2007.
La campagne s’était déroulée sur fond de chômage des jeunes, d’inégalités, de difficultés d’accès aux services publics et de fortes tensions migratoires. Le chômage des 15-24 ans atteignait 37 % en 2025.
La Constitution prévoit que le roi choisisse le chef du gouvernement au sein du parti arrivé en tête des élections législatives. Le PAM attend donc cette nomination avant d’ouvrir formellement les tractations avec ses partenaires potentiels.



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