Éthiopie : TPLF, OLA et Fano s’unissent contre Abiy Ahmed, l’accord de paix de 2022 fragilisé
Sept groupes armés et mouvements d’opposition éthiopiens ont annoncé une alliance visant à contester le pouvoir du Premier ministre Abiy Ahmed. La coalition rassemble notamment le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), l’Oromo Liberation Army et l’Amhara Fano National Movement, des forces dont certaines se sont pourtant combattues au cours des dernières années.

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Baptisée Ethiopian Peoples’ Forces Alliance for Survival, la nouvelle coalition accuse le gouvernement fédéral de concentrer le pouvoir et de marginaliser plusieurs régions. Le gouvernement éthiopien, de son côté, a accusé l’alliance de bénéficier d’un soutien de l’Érythrée, ce que les autorités érythréennes contestent.
L’un des éléments les plus lourds politiquement est venu du TPLF. Son porte-parole Michael Asgedom a estimé que l’accord de paix signé en 2022 pour mettre fin à la guerre du Tigré n’était plus valable et a évoqué la possibilité d’actions politiques, voire militaires, conjointes.
Cette déclaration intervient après une nouvelle dégradation de la situation sécuritaire dans le nord du pays. Des affrontements et des frappes de drones ont été signalés ces derniers mois, alors que le TPLF a repris le contrôle de plusieurs zones du Tigré.
D’anciens ennemis réunis contre Addis-Abeba
L’alliance attire particulièrement l’attention parce qu’elle réunit des mouvements aux intérêts parfois contradictoires. Le TPLF et certaines factions amhara se sont notamment affrontés lors de la guerre de 2020-2022.
Leur capacité à maintenir une coordination politique ou militaire reste donc incertaine. Les groupes demeurent divisés sur plusieurs questions territoriales et politiques, notamment autour de zones disputées entre le Tigré et l’Amhara.
Pour Abiy Ahmed, cette coalition ouvre un nouveau front politique après plusieurs années marquées par les tensions dans le Tigré, l’Amhara et l’Oromia.



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