Mali : Loulo-Gounkoto visée par plusieurs grèves à partir du 28 septembre
Plusieurs syndicats du complexe aurifère Loulo-Gounkoto et de services liés au secteur minier malien ont déposé des préavis de grève à partir du 28 septembre, avec des mouvements de trois à cinq jours selon les organisations.

Plusieurs syndicats du complexe aurifère Loulo-Gounkoto, dans l’ouest du Mali, ont appelé à des grèves à partir du 28 septembre 2026, selon des préavis rendus publics et consultés par Reuters ainsi que par la presse malienne. Les mouvements pourraient toucher directement les salariés des mines de Loulo et Gounkoto ainsi que des prestataires du site.
Les travailleurs de SOMILO SA et GOUNKOTO SA ont annoncé des arrêts de quatre jours, du 28 septembre au 1er octobre. Les salariés de Food & Events Africa, qui fournit des services de restauration et d’appui sur le complexe, prévoient de leur côté un mouvement de cinq jours, jusqu’au 2 octobre.
Les revendications portent notamment sur le paiement des heures supplémentaires, le remboursement de frais de mission et l’application d’engagements sociaux déjà négociés. Bamada rapporte que plusieurs préavis ont été rendus publics le 10 septembre et que les syndicats invoquent aussi le respect du Code du travail et d’accords d’établissement.
Un mouvement distinct de 72 heures est annoncé du 29 septembre au 1er octobre par des syndicats de l’administration minière. Les organisations concernées réclament notamment des salaires, indemnités et primes liés au secteur minier, selon les documents cités par Reuters.
Loulo-Gounkoto est l’un des principaux actifs aurifères du Mali. Barrick a indiqué en août que le redémarrage du complexe avançait plus vite que prévu et avait soutenu sa production d’or au deuxième trimestre. Reuters estime la production du site à environ 190 000 onces sur le premier semestre 2026.
Au 18 septembre, Barrick et le ministère malien des Mines n’avaient pas publiquement commenté les préavis auprès de Reuters. Le groupe avait annoncé en novembre 2025 la fin de son différend avec Bamako et la restitution du contrôle opérationnel du complexe.



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