L’île Maurice rompt ses relations avec les Maldives après des tensions autour des Chagos
Les relations diplomatiques entre l’île Maurice et les Maldives ont été rompues de manière unilatérale par Port‑Louis. Le gouvernement mauricien a annoncé, vendredi 27 février 2026, la suspension immédiate de ses rapports bilatéraux après que Malé a mis en doute la souveraineté mauricienne sur l’archipel des Chagos, allant jusqu’à revendiquer la propriété de ces îles.

SOMMAIRE
À la tête des réactions officielles, le vice‑Premier ministre mauricien Paul Bérenger a exprimé son mécontentement, jugeant l’attitude maldivienne inacceptable. Le ministre des Affaires étrangères, Ritesh Ramful, a pour sa part présenté la décision comme un message ferme destiné à la communauté internationale.
Pour les autorités de Port‑Louis, la contestation de la souveraineté sur une portion des Chagos, combinée avec la remise en cause de l’accord de rétrocession en cours de discussions avec le Royaume‑Uni, a franchi un point de non‑retour. Selon des responsables mauriciens, ces prises de position ont excédé ce qui pouvait être toléré.
La suspension a été décidée « après réflexion », selon les termes officiels rapportés par le ministère des Affaires étrangères, et est présentée comme une mesure de riposte destinée à défendre les intérêts souverains de l’île Maurice sur l’archipel.
Contexte diplomatique et précédents
L’ancien chef de la diplomatie mauricienne Nando Bodha a rappelé que les Maldives adoptent régulièrement des positions qui ne favorisent pas Port‑Louis. Il a notamment évoqué le vote de 2019, où Malé figurait parmi les six États s’étant opposés à une résolution de l’Assemblée générale des Nations unies reconnaissant la souveraineté mauricienne sur les Chagos.
À l’heure où les négociations entre Maurice et Londres sur la rétrocession des Chagos continuent d’alimenter les débats internationaux, l’attitude maldivienne est perçue par certains responsables mauriciens comme un soutien aux opposants à cet accord.
Les autorités des Maldives n’ont, à ce stade, publié aucune déclaration officielle en réponse à l’annonce de Port‑Louis.

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