La Libye ouvre une enquête sur le meurtre du fils de Kadhafi
Les autorités libyennes ont lancé une enquête après l’assassinat de Seif al-Islam Kadhafi survenu dans la ville de Zintan.

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Dans un communiqué rendu public mercredi 4 février, le parquet a indiqué que des spécialistes médico-légaux avaient été dépêchés à Zintan, dans le nord-ouest du pays, lieu où l’homme a été abattu. Le bureau du procureur a précisé que les investigations visaient à identifier et interpeller les responsables de l’attaque.
Le parquet a ajouté que la victime avait succombé à des blessures par balle et que les enquêteurs tentaient d’entendre des témoins ainsi que toute personne susceptible d’apporter des éléments sur les faits. Me Marcel Ceccaldi, avocat de Seif al-Islam, a déclaré à l’AFP que son client avait été tué par un commando de quatre hommes non identifié qui aurait pris d’assaut sa résidence à Zintan mardi.
Contexte et réactions
Depuis le soulèvement soutenu par l’OTAN en 2011, qui avait entraîné la chute et la mort de Mouammar Kadhafi, la Libye reste profondément instable, confrontée à une fragmentation politique et à une insécurité persistante.
Le pays est aujourd’hui partagé entre un gouvernement appuyé par l’ONU basé à Tripoli et une autorité rivale dans l’est, soutenue par le chef militaire Khalifa Haftar. Aucune de ces deux instances n’a publié de commentaire officiel sur le décès de Seif al-Islam.
La seule réaction publique reçue jusqu’à présent provient de Moussa al-Kouni, vice-président du Conseil présidentiel représentant la région du Fezzan, qui sur la plateforme X a rejeté les assassinats à motivation politique, le recours à la force pour obtenir des revendications et l’usage de la violence comme mode d’expression.

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