La Fed maintient les taux inchangés malgré deux voix dissidentes
La Réserve fédérale américaine a annoncé, le mercredi 28 janvier 2026, le maintien de son taux directeur, interrompant ainsi la série de baisses entamée en septembre dernier ; cette décision, prise par la majorité des membres votants, a cependant suscité deux votes dissidents en faveur d’une réduction d’un quart de point, a indiqué le communiqué officiel.

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Dans son bref texte, la banque centrale explique que la croissance économique aux États-Unis « apparaît robuste », une appréciation qui, selon les décideurs majoritaires, rend inutile pour l’instant tout apport de soutien monétaire supplémentaire. Le maintien des taux traduit donc une lecture prudente des indicateurs macroéconomiques par le comité de politique monétaire.
Sur les douze votants, deux ont exprimé leur opposition au statu quo et ont préféré un abaissement de 25 points de base : le gouverneur Stephen Miran — dont l’écart avec la majorité était anticipé par certains observateurs — et le gouverneur Christopher Waller, cité parmi les prétendants envisagés par la Maison Blanche pour la présidence de la Fed. Le vote divergent de ces deux membres souligne des tensions internes sur le rythme et le calibrage de la politique monétaire.
Les voix dissidentes et le contexte du vote
Les dissidences enregistrées lors de cette réunion mettent en lumière des préférences divergentes quant à la nécessité d’un soutien monétaire additionnel. Stephen Miran, dont l’opposition n’a pas surpris les marchés, a défendu l’idée qu’un léger assouplissement aurait été approprié pour accompagner certains secteurs de l’économie. De son côté, Christopher Waller, dont le nom circule à Washington comme potentiel candidat à la tête de la banque centrale, s’est également prononcé pour une réduction d’un quart de point.
Le communiqué de la Réserve fédérale ne détaille pas les votes individuels au-delà de ce décompte ni les arguments précis avancés par chaque gouverneur. Il se contente d’exposer l’évaluation collective de l’instance selon laquelle la dynamique de croissance actuelle ne nécessite pas d’action supplémentaire. La mention de la robustesse de la croissance est l’élément central justifiant le gel des taux lors de cette réunion tenue le 28 janvier 2026.
La décision intervient après une série de réductions de taux initiée en septembre, qui avait progressivement allégé le coût du crédit ; le choix de marquer une pause cette fois-ci traduit une volonté de la Fed d’observer l’impact cumulatif des mesures déjà prises avant d’engager de nouveaux ajustements. Le résultat du vote — dix voix en faveur du maintien, deux pour une baisse — constitue le compte rendu formel de la réunion.
Les détails additionnels sur les motivations internes des membres dissidents et sur les prochaines étapes de la politique monétaire n’ont pas été fournis dans le communiqué publié mercredi.

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