Kenya : polémique après les propos d’Hassan Omar sur les électeurs décédés

Le secrétaire général de l’UDA a suggéré que les empreintes de personnes décédées puissent être utilisées pour voter en faveur de William Ruto en 2027. Plusieurs responsables politiques demandent à l’IEBC de réagir.

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Nairobi au Kenya
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Au Kenya, des propos du secrétaire général de l’United Democratic Alliance, Hassan Omar, suggérant l’utilisation des empreintes de personnes décédées pour voter en faveur du président William Ruto en 2027 ont provoqué samedi 12 septembre une série de réactions politiques et des appels à la Commission électorale à se prononcer.

Dans une intervention à Mombasa rapportée par Citizen Digital, Hassan Omar a appelé les partisans de l’UDA à se mobiliser pour la réélection de William Ruto et a évoqué l’idée d’utiliser le doigt d’une personne récemment décédée dans le système biométrique pour enregistrer un vote. Les propos ont rapidement alimenté le débat sur l’intégrité du registre électoral à moins d’un an du scrutin.

Le sénateur de Nairobi Edwin Sifuna, secrétaire général de l’ODM, a demandé à l’Independent Electoral and Boundaries Commission de convoquer Hassan Omar, estimant que les déclarations d’un haut responsable du parti au pouvoir pouvaient affaiblir la confiance dans le processus électoral. L’ancien vice-président Rigathi Gachagua a lui aussi appelé le président de l’IEBC, Erastus Ethekon, à s’expliquer publiquement sur les garanties entourant le registre.

Musalia Mudavadi, Premier secrétaire du Cabinet, a de son côté mis en garde contre les déclarations susceptibles de nourrir les soupçons de manipulation électorale. Il a affirmé que les élections de 2027 devaient être libres et équitables, alors que la campagne politique monte progressivement en intensité.

L’IEBC affirme avoir mis en place des mécanismes pour maintenir un registre exact et à jour. Dans un communiqué du 16 février 2026, la Commission a indiqué travailler avec les services de l’état civil afin de confirmer les décès et procéder au retrait légal des personnes décédées du fichier électoral. Elle a également rappelé que la vérification biométrique fait partie des procédures de gestion des inscriptions et des transferts.

La controverse intervient dans un climat de compétition croissante entre l’UDA et ses adversaires. Le camp de Rigathi Gachagua poursuit notamment ses discussions sur le choix d’un candidat commun de l’opposition, un dossier déjà au centre des préparatifs politiques pour 2027. L’IEBC fixe actuellement les élections générales au 10 août 2027 et présente la tenue d’un registre fiable comme l’une de ses responsabilités centrales.

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