Bénin : la GDIZ transforme 40 000 tonnes de coton par an

Le parc textile de la GDIZ, à Glo-Djigbé, transforme environ 40 000 tonnes de fibre de coton par an. Alors que le gouvernement vise 700 000 tonnes de coton graine en 2026-2027, l’enjeu est de retenir davantage de valeur au Bénin grâce à la filature, au tissage et à la confection.

ECONOMIE
GDIZ - Zone industrielle de Glo-Djigbe
GDIZ - Zone industrielle de Glo-Djigbe
2 min de lecture
Google News Commenter

SOMMAIRE

Le Bénin consolide sa stratégie de transformation locale du coton autour de la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), près de Cotonou, où les unités textiles intégrées traitent environ 40 000 tonnes de fibre de coton par an. Cette montée en gamme vise à conserver dans le pays une part plus importante de la valeur créée par sa principale culture d’exportation.

Le parc textile de la GDIZ réunit sur un même site filature, tissage, tricotage, teinture, finition et confection. La plateforme indique que sa première phase est dimensionnée pour transformer 40 000 tonnes de fibre par an, avec des lignes dédiées aux fils, tissus, serviettes, draps, tee-shirts, polos et autres vêtements.

Cette capacité industrielle s’inscrit dans une campagne cotonnière que les autorités veulent relancer. Le gouvernement a fixé pour 2026-2027 un objectif d’au moins 700 000 tonnes de coton graine, après une production tombée autour de 500 000 tonnes au cours des trois dernières campagnes, selon les données officielles publiées en juin.

Pour soutenir cet objectif et sécuriser l’approvisionnement des unités locales, le Conseil des ministres du 3 juin a prévu une prime exceptionnelle de 10 FCFA par kilogramme aux producteurs si la production nationale dépasse 700 000 tonnes. L’exécutif lie explicitement ce mécanisme à la nécessité d’alimenter les capacités de transformation installées dans le pays.

Du coton brut aux vêtements « Made in Benin »

Un reportage de l’Associated Press publié dimanche 13 septembre décrit l’essor de cette transformation locale, du parc industriel aux ateliers de confection. L’agence estime qu’environ 40 000 tonnes de coton sont aujourd’hui transformées chaque année à la GDIZ en millions de vêtements, tandis que des entrepreneurs béninois développent parallèlement des collections produites à partir de matières et de savoir-faire locaux.

La stratégie ne se limite pas au marché intérieur. La GDIZ avait annoncé en mai 2025 l’expédition de plus de 50 000 vêtements fabriqués au Bénin pour l’enseigne française Gémo, première livraison d’un partenariat qui prévoyait un million de pièces avant fin 2025 puis trois millions en 2026.

La zone industrielle, développée avec l’État béninois, dispose également d’unités de textiles de maison et de maille. Ses installations sont conçues pour produire notamment des serviettes, du linge de lit, des chemises, des tee-shirts, des polos, des sous-vêtements et des vêtements de nuit à partir de coton transformé localement.

DANS L’ACTUALITÉ

Commentaires

FIL D'ACTU
06:37 Didi B à l’affiche de l’AFRIMMA Music Fest 2026 à Dallas