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Kenya : Inondations étendues à 30 comtés, le bilan passe à 110 morts

Le Kenya fait face à une nouvelle vague d’inondations meurtrières : le ministère de l’Intérieur, dans un bulletin daté du 30 mars, fait état de 110 morts depuis le début du mois. Les pluies ont contraint des milliers de familles à quitter leur domicile et les dégâts s’étendent désormais sur une large partie du territoire.

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Inondations au Kenya: le bilan passe à 110 morts et les dégâts continuent de s’étendre
<span>Des personnes traversant les eaux de crue à la suite de fortes pluies à Ahero, dans l'ouest du Kenya, le mardi 24 mars 2026.</span> <span>AP - Andrew Kasuku</span>
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Les autorités rapportent que plus de 6 900 foyers ont été déplacés et que 30 des 47 comtés du pays subissent des impacts liés aux fortes précipitations. Les secours peinent à contenir l’ampleur des besoins humanitaires dans les zones les plus touchées.

La capitale, Nairobi, enregistre le plus lourd tribut avec 37 décès après des crues soudaines. D’autres secteurs, notamment l’Est et la vallée du Rift, ont également payé un lourd tribut : respectivement 26 et 14 personnes ont péri dans ces régions.

Le débordement de plusieurs cours d’eau accentue la situation. Le Nyando est sorti de son lit et a englouti le pont d’Ahero — passage stratégique sur l’axe menant à l’Ouganda —, tandis que le Tana, fleuve le plus long du pays, a inondé de vastes superficies de terres agricoles au centre du Kenya.

La Croix-Rouge kényane a poursuivi des opérations de sauvetage et d’évacuation : dans l’ouest du pays, des équipes ont retiré près de 200 personnes des zones submergées, déplacé plus de 200 têtes de bétail et pris en charge environ 900 élèves de l’école nationale de filles d’Ahero.

Si le gouvernement attribue ces pluies exceptionnelles au changement climatique, des organisations comme Greenpeace estiment que des mesures préventives et de gestion des territoires pourraient atténuer les effets. Selon le rapport mondial sur les forêts de 2024, le Kenya perdrait près de 85 000 hectares de couvert forestier chaque année, un facteur pointé du doigt par les ONG pour expliquer la vulnérabilité accrue aux inondations.

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