Intégration des AME: la Cosi-Bénin salue une avancée mais réclame un calendrier précis et l’extension aux agents de santé
IInterrogé par Le Matinal, le Secrétaire général de la Confédération des organisations syndicales iindépendantes du Bénin (Cosi-Bénin), Codjo Hinlin, a salué l’annonce du gouvernement relative à l’intégration progressive des Aspirants au métier d’enseignant (AME) dans la fonction publique.

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Tout en reconnaissant que cette décision traduit une écoute des revendications des travailleurs, le leader syndical a appelé l’Exécutif à accélérer la concrétisation des mesures et à étendre cette démarche à d’autres corps de métier en situation de précarité.
Revenant sur les conclusions de la concertation tenue au Palais de la Marina avec le président de la République, Codjo Hinlin a confirmé que le processus doit débuter par la prise en charge de la première promotion d’AME avant de s’étendre par vagues, en tenant compte des capacités financières de l’État.
Il a également abordé l’arbitrage gouvernemental prévoyant la mise à disposition des enseignants auprès des collectivités territoriales, malgré leur prise en charge financière par le pouvoir central. Cette stratégie vise à juguler les départs systématiques des agents hors de leurs zones d’affectation initiales et à assurer une couverture équitable des besoins pédagogiques sur l’ensemble du territoire national.
Appel à un calendrier clair et prise en compte de la santé
Bien qu’elle accueille favorablement ces annonces, la Cosi-Bénin affiche une vigilance prudente quant à leur exécution effective. Codjo Hinlin déplore notamment l’absence actuelle d’un calendrier précis fixant le démarrage technique et administratif de ces intégrations, une étape essentielle pour offrir une visibilité nette aux bénéficiaires.
Au-delà de la sphère éducative, la centrale syndicale plaide pour une approche globale du dialogue social et demande l’ouverture d’une réflexion similaire au profit des personnels précarisés des centres de santé, ainsi que des agents du développement rural.
Rappelant l’interdépendance des services publics de l’État, le secrétaire général de la Cosi-Bénin a souligné qu’une amélioration isolée dans le secteur de l’enseignement ne suffira pas si les difficultés structurelles du secteur sanitaire demeurent sans réponses durables.



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