Ghana : PRIMER vise moins de 70 décès maternels pour 100 000 naissances

Le Ghana a lancé le 14 septembre l’initiative présidentielle PRIMER pour accélérer la baisse des décès liés à la grossesse et à l’accouchement. Le programme doit coordonner santé, transport, financement et services publics afin de rapprocher le pays de la cible fixée pour 2030.

SANTé
La Ville d'Accra au Ghana
La Ville d'Accra au Ghana PH: DR
2 min de lecture
Google News Commenter

Le Ghana a lancé lundi 14 septembre à Accra l’initiative présidentielle PRIMER, un programme de cinq ans destiné à réduire les décès maternels et néonatals évitables, avec pour cap moins de 70 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes d’ici 2030.

La vice-présidente Jane Naana Opoku-Agyemang a présenté le dispositif comme une réponse aux défaillances qui dépassent les seuls établissements de santé. Le programme doit agir sur les transferts d’urgence, le transport, les effectifs, l’accès au sang et aux médicaments, les équipements, les données et la coordination entre institutions.

Les données publiées par le Fonds des Nations unies pour la population montrent l’ampleur de l’écart. Le ratio de mortalité maternelle au Ghana est passé de 310 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2010 à 301 en 2022. L’organisation estime aussi que 2 766 femmes meurent chaque année de causes liées à la grossesse et que près de 900 décès maternels ont été enregistrés entre janvier et novembre 2025 selon des données préliminaires du Ghana Health Service.

PRIMER repose sur trois axes, à savoir la mobilisation politique et sociale, l’obligation de rendre compte appuyée sur les données, ainsi qu’un financement national durable complété par des soutiens extérieurs. Le programme prévoit aussi de renforcer la surveillance des décès maternels et périnatals et d’organiser des revues régulières des résultats.

Les difficultés concernent notamment la rapidité des transferts vers les structures capables de prendre en charge les urgences obstétricales. La vice-présidente a cité les transports, les communications, l’eau et l’énergie parmi les facteurs qui peuvent retarder les soins et transformer une complication traitable en situation mortelle.

Le Fonds des Nations unies pour la population estime que moins de 5 % des structures de soins obstétricaux et néonatals d’urgence satisfont actuellement aux normes requises. PRIMER doit fonctionner dans les mandats des institutions existantes et renforcer l’accès au sang, aux médicaments, aux équipements essentiels et aux systèmes de référence des patientes.

DANS L’ACTUALITÉ

Commentaires

FIL D'ACTU
01:36 Nollywood : Pete Edochie devient Papa Ngozi dans « Bestie »