États-Unis-Iran : Washington dit avoir détruit cinq pétroliers liés aux Gardiens de la Révolution

Le Commandement central américain a annoncé mardi 8 septembre avoir détruit cinq pétroliers iraniens dans le golfe d’Oman et près de l’île de Kharg, après deux tentatives d’attaque contre un navire de guerre américain. Téhéran a menacé de nouvelles représailles dans le Golfe.

SéCURITé
Pétrolier au large de Bandar Abbas, port stratégique iranien sur le détroit d'Hormuz.
(FILES) In this file photo taken on April 30, 2019, an oil tanker is pictured off the Iranian port city of Bandar Abbas, which is the main base of the Islamic republic's navy and has a strategic position on the Strait of Hormuzon. - Iran's Revolutionary Guards said Thursday they had detained a "foreign tanker" and its crew for allegedly smuggling fuel, in the latest incident to send tensions soaring in the Gulf. (Photo by ATTA KENARE / AFP)
3 min de lecture
Google News Commenter

SOMMAIRE

Les États-Unis ont annoncé mardi 8 septembre avoir détruit cinq pétroliers iraniens dans le golfe d’Oman et près de l’île de Kharg, après deux tentatives d’attaque aux missiles balistiques contre un navire de guerre américain. Cette nouvelle séquence marque une escalade supplémentaire dans l’affrontement entre Washington et Téhéran autour du détroit d’Ormuz et des exportations pétrolières iraniennes.

Selon le Commandement central américain (CENTCOM), les pétroliers M/T Kaviz, M/T Charminar, M/T Horizon 1 et M/T Riesco ont été frappés dans le golfe d’Oman, tandis que le M/T Derya a été visé près de Kharg, principal point de sortie du pétrole iranien. Les équipages ont reçu l’ordre d’abandonner les navires avant les frappes, a affirmé l’armée américaine.

Le CENTCOM présente ces bâtiments comme appartenant à un réseau maritime utilisé pour financer les Gardiens de la Révolution et leurs alliés régionaux. Il affirme que le navire de guerre américain visé à deux reprises au cours des deux derniers jours a échappé aux missiles iraniens et qu’aucun militaire américain n’a été blessé.

Les autorités iraniennes ont de leur côté confirmé des attaques américaines contre des pétroliers près de Jask et de l’île de Kharg. Les Gardiens de la Révolution ont ensuite averti les équipages de pétroliers présents près des ports du Koweït et de Bahreïn qu’ils pourraient être pris pour cible, accusant ces deux pays d’héberger des forces américaines impliquées dans les opérations contre l’Iran.

La tension s’est encore accrue après des informations de médias iraniens faisant état de tirs de missiles vers des installations américaines en Jordanie. L’Associated Press précise que le CENTCOM n’avait pas fourni de bilan sur ces tirs au moment de la publication de son compte rendu.

Une nouvelle étape dans la guerre des pétroliers

Ces frappes interviennent trois jours après une précédente opération américaine. Le 5 septembre, le CENTCOM avait annoncé avoir détruit trois pétroliers iraniens après des tirs de missiles des Gardiens de la Révolution vers un porte-avions et un destroyer américains. Washington affirme depuis plusieurs mois vouloir réduire les revenus pétroliers qui alimentent, selon lui, les activités militaires iraniennes.

Cette confrontation se déroule dans un contexte de forte perturbation des flux énergétiques du Golfe. Le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole et de gaz, est au centre d’une lutte de contrôle maritime entre les deux pays. Les nouvelles attaques ont renforcé les inquiétudes sur l’approvisionnement mondial et contribué à maintenir les cours du brut proches de 100 dollars le baril.

Des menaces de représailles dans le Golfe

Dans son avertissement diffusé mardi, la marine des Gardiens de la Révolution a demandé aux équipages de pétroliers proches des installations portuaires du Koweït et de Bahreïn de quitter immédiatement leurs navires. Cette menace fait craindre une extension des attaques à des infrastructures et bâtiments commerciaux situés à proximité de bases américaines dans le Golfe.

Washington et Téhéran s’accusent mutuellement d’avoir provoqué l’escalade. Les États-Unis présentent leurs frappes comme une réponse aux attaques contre leurs forces et comme un volet de leur pression économique sur l’Iran. Les autorités iraniennes dénoncent pour leur part les opérations américaines contre leurs exportations pétrolières et promettent de répondre aux attaques visant leurs intérêts.

DANS L’ACTUALITÉ

Commentaires

FIL D'ACTU
01:19 Sénégal : Sidy Diop retrouve la scène à Malika Plage, les rumeurs sur Soubatel restent sans confirmation