Crue meurtrière au Népal: deux ouvriers «miraculés» sortis vivants d’un tunnel 9 jours après
Deux ouvriers ont été retrouvés vivants vendredi dans un tunnel du chantier du barrage de Trishuli-3, neuf jours après la crue qui a fait au moins 1 308 morts et plus de 5 624 disparus dans l'Himalaya.

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Deux ouvriers ont été retrouvés vivants vendredi 4 septembre dans un tunnel du nord du Népal, neuf jours après la crue meurtrière survenue le 26 août à la frontière avec le Tibet. Cette catastrophe a fait au moins 1 308 morts et plus de 5 624 disparus des deux côtés de la frontière, selon les derniers bilans officiels népalais.
Sanjay Shah, 30 ans, et Kabir Maharjan, 45 ans, ont été extraits du tunnel du chantier du barrage de Trishuli-3, où les autorités estiment qu’une centaine de personnes pourraient encore être prisonnières. Ce sont les deux premiers survivants sortis vivants de ce site depuis le début des opérations de secours.
Les deux hommes ont été évacués par hélicoptère vers Katmandou, où ils ont été hospitalisés. Selon le ministère népalais de l’Énergie, leur état de santé n’inspire pas d’inquiétude. «Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir!», a réagi le ministre de l’Énergie, Biraj Bhakta Shrestha, sur les réseaux sociaux, appelant à poursuivre les opérations de secours.
Plus largement, plus de 900 employés ou ouvriers de sites hydroélectriques en service ou en construction restent portés disparus dans la région, selon l’autorité népalaise en charge des situations d’urgence. Des équipes de secours venues d’Inde, de Chine et de Corée du Sud participent aux recherches, ralenties par la boue et les débris laissés par la crue.
Un glacier à l’origine de la catastrophe
La crue a été provoquée par l’effondrement d’un glacier et d’un pan de montagne, qui a précipité un mur d’eau, de glace et de débris dans les vallées, emportant bâtiments, ponts, routes et infrastructures. Survolant la zone en hélicoptère le 3 septembre, des journalistes de l’AFP ont pu constater l’ampleur des dégâts, avec plusieurs villages recouverts d’une épaisse boue grise.
Dans les secteurs les plus isolés, l’acheminement de nourriture, d’eau et de matériel n’est possible que par hélicoptère, drone ou porteur. De nombreuses familles, toujours sans nouvelles de leurs proches, multiplient les démarches auprès des hôpitaux et de la police ; plusieurs ont fourni un échantillon d’ADN aux autorités pour faciliter l’identification des corps retrouvés.
Le récit de l’attente sous terre
«Nous étions au moins 40 ou 45», a raconté Sanjay Shah dans une vidéo diffusée par un média népalais, évoquant les instants ayant précédé la crue. «Je ne pouvais pas m’enfuir seul, je leur ai dit à tous de courir. Je n’ai pas eu le temps de sortir.»
Dans le territoire chinois du Tibet, où la diffusion d’informations sur la catastrophe reste étroitement contrôlée par les autorités, les proches des disparus continuent de multiplier les messages d’inquiétude sur les réseaux sociaux.



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