Côte d’Ivoire : 115 000 milliards FCFA prévus sur 5 ans dans le cadre du PND 2026-2030
La Côte d’Ivoire a adopté le Plan National de Développement 2026–2030 (PND 2026–2030), présenté comme la feuille de route destinée à consolider son statut d’économie à revenu intermédiaire de la tranche supérieure à l’horizon 2030, dans un contexte international marqué par des incertitudes géopolitiques, les effets du changement climatique et des tensions sur les chaînes de valeur.

SOMMAIRE
Le gouvernement affirme que l’élaboration du PND s’est déroulée selon une méthode participative. Un communiqué du Conseil des ministres indique que des consultations approfondies ont réuni le secteur privé, la société civile et les partenaires techniques et financiers afin de définir les priorités du quinquennat. Les axes retenus mettent l’accent sur la gouvernance, la transformation structurelle de l’économie, le renforcement du capital humain, le développement technologique et un rôle accru du secteur privé dans la dynamique de croissance.
Le plan se veut centré sur la performance et la cohérence des politiques publiques. Il repose sur une architecture resserrée comportant une matrice de réformes couvrant 22 domaines jugés prioritaires ainsi qu’un portefeuille de projets structurants touchant l’ensemble des secteurs économiques et sociaux. Un dispositif de suivi et d’évaluation renforcé est prévu pour améliorer le pilotage et la mise en œuvre des investissements.
Ambitions macroéconomiques et dispositif de financement
Sur le plan macroéconomique, le PND fixe des objectifs précis : une croissance moyenne attendue de 7,2 % par an sur la période 2026–2030, portée par une intensification des investissements et une contribution croissante du secteur privé. Le taux d’investissement est estimé à 25,4 % du PIB en 2026, avec une trajectoire ascendante prévue pour atteindre 34,5 % en 2030, traduisant un effort massif de modernisation des infrastructures et des capacités productives.
Le volume total des investissements planifiés pour les cinq ans se chiffre à 114 838 milliards de francs CFA, soit près de 207 milliards de dollars. Le plan se distingue par la structure de son financement : environ 70,2 % des ressources attendues devraient provenir du secteur privé, tandis que le secteur public assurerait 29,8 % des apports, confirmant une orientation vers un modèle de croissance tiré par l’initiative privée et les partenariats public-privé.
Les besoins de financement public pour mettre en œuvre le PND sont chiffrés à 38 000 milliards de francs CFA. Les autorités prévoient de mobiliser principalement ces ressources sur les marchés financiers, complétées par des engagements extérieurs et des appuis qui devraient être consolidés lors des travaux d’un Groupe consultatif annoncé par l’exécutif. Cette séquence de mobilisation est présentée comme déterminante pour sécuriser les ressources nécessaires, maintenir les équilibres budgétaires et préserver la soutenabilité de la dette.

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