Clara Luciani : enfance à quatre dans une maison de pêcheurs de 60 m²
10 juillet 2026 : à 34 ans, la chanteuse Clara Luciani ouvre les portes de son nouvel appartement parisien et évoque ses origines. Installée dans le 9ᵉ arrondissement, elle y expose un intérieur mêlant mobilier chiné, couleurs rétro et souvenirs d’enfance à Martigues (Bouches‑du‑Rhône), rappelant les week‑ends passés en brocantes et vide‑greniers qui ont façonné son goût pour le vintage.

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Interrogée sur son rapport aux objets et à la décoration, l’autrice de La Grenade souligne le rôle de sa mère, qui, malgré des moyens modestes, transformait la récup en décoration inventive. « J’ai grandi dans une toute petite maison de pêcheurs, 60 m² pour quatre personnes. Je viens d’un milieu très simple », confie la chanteuse, qui attribue à ces premières années l’éveil de son œil pour les trouvailles et les pièces chargées d’histoire.
Son parcours personnel se lit dans l’agencement des pièces : livres, disques et souvenirs occupent l’espace et dialoguent avec des pièces contemporaines. La musique y tient une place centrale, avec une pièce dédiée au piano, à la composition et à l’écoute de vinyles, choix qu’elle revendique comme mode de transmission auprès de son fils né en 2023. « C’est de cette manière que mon fils découvre la musique, par les disques. Moi aussi, j’ai découvert la musique par ce biais », explique‑t‑elle.
Souvenirs de Martigues et influences visuelles
Clara Luciani rattache son esthétique à des étapes précises de sa vie. Adolescente, elle suit des cours d’histoire de l’art, apprentissage qui, selon elle, affine la façon dont les images et les formes se répondent. Elle cite un choc visuel précoce : le film Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy, visionné vers l’âge de huit ans, qui l’a profondément marquée par ses couleurs et son esthétisme.
L’artiste évoque aussi un premier voyage en Angleterre à 11 ans, qui l’a confrontée aux intérieurs cosy et aux jardins anglais et lui a consolidé l’attirance pour le vintage et les associations de motifs « un peu folles ». Des éléments des années 1950 à 1970 — pastels, audaces chromatiques — se retrouvent désormais dans son propre univers domestique.
Pour l’aménagement de son appartement haussmannien, elle a travaillé avec l’architecte Pierre Savajol. Ensemble, ils ont souhaité préserver l’âme du lieu tout en y intégrant la personnalité de la musicienne : œuvres chinées, meubles récupérés et quelques pièces contemporaines cohabitent pour former ce que la chanteuse qualifie de « joyeux bazar ». Elle refuse les intérieurs trop lisses et privilégie un espace vivant plutôt qu’un rendu impeccable.
Visiteurs et proches notent la justesse de cette mise en scène : « Tous les gens qui viennent ici me disent : « C’est toi en appartement. » Il y a une base très classique et, tout à coup, des bizarreries », rapporte Clara Luciani.



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